Biographies

Orphée

 

Dorian Astor
Livret

Après des études de lettres au Lycée Louis-le-Grand, il intègre l'École normale supérieure, obtient l'agrégation d'allemand et rejoint le Conservatoire d'Amsterdam où il poursuit un cursus de chant (contre-ténor) dans la classe de Udo Reinemann. Avec l'ensemble Galuppi et la soprano Chantal Santon, il donne des concerts de musique baroque italienne ; avec l'ensemble Phoenix Rising, il se produit en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Suède dans les répertoires baroques français et anglais ; avec le groupe néerlandais Apollo Ensemble, il tient en 2002 le rôle-titre d'Actéon de Charpentier en tournée aux Pays-Bas ; avec l'ensemble BarockOpera Amsterdam, il est contre-ténor solo du King Arthur de Purcell en tournée en France et aux Pays-Bas (2003).
A cette période, il se produit dans divers festivals en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Suède. En 2005, il décide de mettre un terme définitif à son activité de chanteur.

Entre 2003 et 2014, il travaille comme dramaturge, rédacteur et conférencier pour l'Opéra Orchestre national de Montpellier, la Scène Nationale d'Orléans et l'Opéra national de Paris. Depuis 2013, il est codirecteur artistique (avec Markus Hadulla et Charles Fabius) des Heures Romantiques entre Loir et Loire, une académie internationale consacrée au Lied et à la Mélodie. En 2014, il écrit le livret de Chantier Woyzeck, un opéra d'Aurélien Dumont d'après Büchner (création mondiale au Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine en mai 2014).

Auteur d'éditions pédagogiques aux éditions Gallimard (dans les collections dirigées par Véronique Jacob), il publie également ses premières traductions de l'allemand. De 2008 à 2010, il est assistant d'édition chez Gallimard pour la collection « Du Monde Entier » dirigée par Jean Mattern. Il publie parallèlement les biographies de Lou Andréas-Salomé (Gallimard, coll. « Folio biographies », 2008) et de Friedrich Nietzsche (Gallimard, coll. « Folio biographies », 2011).

Il rejoint Berlin en 2010 et publie l'essai Nietzsche. La détresse du présent (Gallimard, « Folio essais », 2014). De 2015 à 2018, il bénéficie d'un contrat doctoral à l'École Polytechnique afin d'effectuer une thèse de philosophie (sous la direction de Michaël Foessel).

En 2016, il publie l'essai « Deviens ce que tu es ». Pour une vie philosophique (éditions Autrement), sur la formule de Pindare reprise par Nietzsche. En 2017, il dirige l'édition du Dictionnaire Nietzsche chez Robert Laffont, devient membre du groupe « HyperNietzsche » et chercheur associé à l'ITEM (équipe « Nietzsche et son temps »), une unité de recherche du Centre National de Recherche Scientifique et de l'École normale supérieure. Il poursuit, avec Marc de Launay l'édition des œuvres de Nietzsche dans la bibliothèque de la Pléiade.

En 2018, il s'établit à Strasbourg où, tout en poursuivant ses activités, il enseigne à l'Université Marc Bloch.

 

Denis Morin
Mise en scène

 

Né en 1967, il commence sa carrière en tant que comédien au sein de différentes compagnies puis, amené à travailler dans l'Éducation nationale, il commence à partager son savoir.
Parallèlement à sa carrière de comédien, Denis Morin met en scène des spectacles avec des enfants et des adultes au sein de différentes structures culturelles.

Depuis toujours mélomane, il apprend la musique et  aborde le chant au Conservatoire de Créteil. A partir de 2007, il met en scène des spectacles musicaux dans le cadre de l'opération « Dix mois d'école et d'opéra » pour l'Opéra de Paris : Contes à rebours (2008), La Toile enchantée (2010), Lumières (2011), Quand je serai grand (2013), 14-18 (2014 – assistant à la mise en scène), L'incroyable histoire de Mycénia (Bobigny - 2018).

Par ailleurs, il dirige et met en scène des enfants de classes CHAM à Gennevilliers dans Les sales mômes (2015) et Les Indiens sont à l'Ouest (2017) au T2G.

En 2017, il crée Le Sycomore  réunissant comédiens et chœur d'adultes au Conservatoire à Rayonnement Régional de Créteil (2017).


Jean-François Verdier
Direction musicale

 

« Un maestro au talent hors-norme, que les grands orchestres et théâtres lyriques devraient s'arracher » Christian Merlin Le Figaro

Jean-François Verdier est présenté comme l'une des personnalités les plus intéressantes de la scène musicale française. Son grand père – italien et mélomane, qui a travaillé à la Scala – lui communique son goût particulier pour l'opéra.  
Clarinettiste tout d'abord, il devient Supersoliste de l'Opéra national de Paris après avoir été soliste du Capitole de Toulouse, sa ville natale. Il est lauréat des concours internationaux de Tokyo, Wien, Anvers, Colmar, Lugano, dans plusieurs disciplines. Il joue sous la direction de Leonard Bernstein, Seiji Ozawa, Riccardo Muti, Valery Gergiev, Armin et Philippe Jordan, Esa Pekka Salonen, Pierre Boulez, Gustavo Dudamel… Il est notamment invité par le Royal Concertgebouw d'Amsterdam. Il enseigne aussi au CNSM de Paris.
Chef d'orchestre, il obtient le Prix Bruno Walter du Concours international de direction d'orchestre de Lugano en 2001. Il reçoit les conseils d'Armin Jordan et Kent Nagano. Chef résident de l'Orchestre national de Lyon de 2008-10, il est directeur de l'Orchestre Victor Hugo (Bourgogne Franche Comté) depuis 2010. Cet orchestre, qu'il a fait progresser de manière spectaculaire, a récemment enregistré plusieurs disques primés par des « Chocs » de la musique. Jean-François Verdier est désormais sollicité par de grandes scènes internationales : Opéra national de Paris, Madrid, Lausanne, Montréal, Luxembourg, Bern, Salerno, Mexico, Nagoya, Tokyo, Wiener Symphoniker, Radio de Munich, Bolchoï de Moscou… Il accompagne ainsi Susan Graham, Isabelle Faust, Rolando Villazon, Karine Deshayes, Ludovic Tézier, Thomas Hampson, Valeryi Sokolov, Nemanja Radulovic, Sergei Nakariakov… Il est membre du jury du concours international de Besançon, aux côtés de Leonard Slatkin, Jorma Panula, Gerd Albrecht, Dennis Russel Davies…
Compositeur pour la jeunesse, il compose des contes musicaux pour les enfants. Ses pièces sont jouées à la Philharmonie de Paris, aux Folles Journées de Nantes, et par l'Opéra de Dessau, l'Opéra de Rouen, l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, l'Orchestre Régional de Normandie, la Radio Bavaroise à Munich… et enregistrées chez Milan Jeunesse et Actes Sud. En 2019, le Capitole de Toulouse lui commande et crée son premier opéra pour enfants : Orphée.
Jean-François Verdier est chevalier des arts et lettres.

 

Charlie-Anastasia Merlet

 

Formée au Conservatoire de Nîmes en danse classique puis au Junior Ballet du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Charlie-Anastasia Merlet développe sa carrière de danseuse interprète auprès notamment de Laura Scozzi, Anna Fayard, Laurent Pelly, Anne Collod, Martin Duncan et Ben Wright. En 2014, elle co-fonde, en collaboration avec Benjamin Forgues, La Compagnie « Les Gens Charles ». Ensemble, ils créent La Gêne et la joie (création 2015), À Poils et à chaleur, Anatomie de l'ennui (création 2016) et See you Soon (création 2018). Professeur diplômée d'État en danse classique et contemporaine, elle est intervenante pédagogique pour les étudiants à l'Institut Supérieur des Arts de Toulouse (formation au D.E.) et au CDCN, la place de la danse (formation extensions) et est invitée à donner les trainings de la Cie  DCA Philippe Découfflé. En 2016, elle participe à la formation d'auteure chorégraphique, Prototype IV, à l'Abbaye de Royaumont, puis au programme Dialogues en 2018. Au cours de quoi elle écrit trois formes courtes avec des danseurs(ses) étudiant(e)s du CNSMDP et du CNDC d'Angers : « Protostar », « Oé spaghetti », « Au crépustule d'ino dans l'introvestissement de l'extraversion, mais où est versa-vice ? » En 2019, c'est le trio GA GA GA qui verra le jour le 14 septembre 2019 à l'Abbaye de Royaumont.

 

Omar Hasan
Baryton


Omar Hasan est né à Tucumán, en Argentine. c'est là qu'il a commencé ses études de chant, à l'Université. Il se produit de son plus jeune âge dans le répertoire folklorique argentin. C'est en arrivant en France qu'il découvre le chant lyrique avec le baryton Jean-François Gardeil au sein de l'association « Les Chants de Garonne », dans laquelle il travaille la technique vocale et participe à plusieurs spectacles comme King Arthur de Purcell (2000-2001), La Belle Hélène d'Offenbach (2002), un spectacle autour de Carmen (rôle d'Escamillo : 2009- 2010), et des opéras bibliques de Carissimi (Jephté dans le rôle-titre) et Charpentier (2009-2010).
En 2005, Omar fait ses études au CESMD de Toulouse dans la classe d'Anne Fondeville. Actuellement, il continue à parfaire sa technique vocale auprès de Jane Berbié.
En 2009, il fait une série de récitals avec le soutien du Théâtre du Capitole autour de l'opéra, la zarzuela et les mélodies argentines.
Il est Momus dans Platée de Rameau avec la Cie « A bout de souffle », spectacle donné dans la région Midi-Pyrénées du 2010 au 2012. En février 2013, il est l'Horloge comtoise dans L'Enfant et les sortilèges de Ravel au Théâtre du Capitole avec Jean-Philippe Lafont comme directeur d'études musicales. L'été 2013 a permis à Omar faire sa première Misa Criolla et Navidad Nuestra du compositeur argentin Ariel Ramirez à Lannemezan. Depuis son arrivé à Toulouse (2005), il s'est produit plusieurs fois en récital dans le répertoire lyrique dans les festivals de la région.
Fruit de la rencontre avec le chanteur, pianiste et metteur en scène Gilles Ramade, Omar incarne Sulpice dans La Fille du régiment de Donizetti en 2017 ainsi qu'en 2018 les trois rôles du diable dans Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach au Casino Barrière de Toulouse. Il chante également Escamillo dans une adaptation de l'opéra Carmen de Bizet au Théâtre des Lices à Albi en 2019.
Mais Omar, fidèle à ses racines, chante aussi le tango argentin. C'est ainsi qu'en 2006 il crée un spectacle avec Roger Pouly (pianiste de Charles Trénet) et Eric Perez (mise en espace), spectacle donné à plusieurs reprises à Toulouse, Colomiers, Castres et Auterive.
Plus récemment, en renouant avec le tango, Omar crée Café Tango, lequel remporta un grand succès avec plus de 200 dates dans toute la France et un partenariat avec l'Orchestre de Chambre de Toulouse avec un récital donné à Toulouse en août 2013 devant plus de 1000 spectateurs, ainsi qu'à la Scène nationale d'Albi le 3 mars 2015 (1200 spectateurs).
Omar Hasan s'associe également à David Zobel, pianiste et chef de chant de renommée internationale (il accompagne régulièrement en concert la mezzo-soprano Joyce DiDonato) pour son Transatlantique récital, voyage entre l'Europe et l'Amérique.
Avant ses débuts dans la carrière de chanteur, Omar Hasan a été un rugbyman professionnel au riche palmarès, jouant pendant plus de dix ans en France, tout en étant international argentin. Parmi ses projets : un nouveau spectacle Belcantor à partir de la saison 2019-2020 et la création d'un Chuck, histoire de Rocky Balboa, en février 2020.
 

Christophe Larrieu


Christophe Larrieu obtient trois Premiers Prix du CNSM de Paris (piano, accompagnement et direction de chant), tout en étudiant la direction d'orchestre. Chef de chant au CNSM de Lyon, il accompagne aussi chanteurs et instrumentistes, tel le violoniste Tedi Papavrami, dans de nombreux concerts et festivals en France comme à l'étranger. Musicien éclectique, il est également pianiste et arrangeur de jazz. Ses arrangements symphoniques sur des chansons de Claude Nougaro et Jacques Brel ont été interprétés par l'Orchestre national du Capitole sous la direction de Tugan Sokhiev (Festival de Carcassonne), par l'Orchestre national de Belgique et l'Orchestre symphonique de Mulhouse dirigés par Patrick Davin. Assistant-chef d'orchestre au Théâtre du Capitole depuis 1997, il collabore régulièrement avec des chefs de renommée internationale. Il y a dirigé des représentations de La Mascotte, La Fille de Madame Angot, Les Mousquetaires au Couvent, La Périchole, L'Auberge du Cheval Blanc, et des ouvrages pour enfants tels que Le Petit Ramoneur, L'Arche de Noé, Der Jasager (Kurt Weill), ainsi que Brundibár (Hans Krása) donné en mars 2017 au Théâtre Jules-Julien. En février 2013, il dirige L'Enfant et les Sortilèges, donné sur la scène du Capitole par les solistes et l'Orchestre du CRR de Toulouse. Il accompagne de nombreux artistes lyriques à l'occasion des récitals « Midi du Capitole » et s'est également produit avec les ténors Topi Lehtipuu et Lawrence Brownlee pour des concerts (Canada, Finlande, Grand Théâtre de Genève). Enfin, il est pianiste du Concours International de Chant de Marmande depuis 2009.


Sarah Perrin


Sarah Perrin débute en 2001 son parcours artistique en autodidacte au Centre Chorégraphique National d'Orléans. Dès 2007, en parallèle à sa licence de philosophie préparée à l'Université de Nantes, elle poursuit son apprentissage de la danse et expérimente la scène au sein de la compagnie Taille Unique. En 2011, elle continue sa route en direction de la capitale où elle suit une licence danse à l'Université Paris 8. Découvrant la notation du mouvement, elle suit deux ans de formation en cinétographie au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. A cette occasion, elle effectue en parallèle un service civique qui l'amène à intervenir dans des établissements scolaires pour le projet « Danse à l'école ».
Cette première expérience d'enseignement l'oriente vers une licence STAPS préparée de nouveau à l'Université de Nantes et décrochée en 2013. Elle retrouve le chemin de la scène avec la Cie Passage(s) et se lance dans l'écriture d'un solo de danse contemporaine qui a pour titre « Oy ! ». Stimulée par ces expériences, elle entre à l'Institut Supérieur des Arts de Toulouse pour se former à l'enseignement et obtient en 2017 le diplôme d'état de professeur de danse contemporaine.
Depuis, elle travaille pour la Cie des Gens Charles en assurant divers projets pédagogiques : Passeport Pour l'Art, cours hebdomadaires, Entraînement Régulier du Danseur et de la Danseuse, ce qui lui permet de côtoyer une grande diversité de publics sur différentes activités. Des remplacements, notamment au conservatoire de Montauban et dans des écoles de danse de la région Toulousaine, complètent ses expériences professionnelles.
Forte d'une formation pluridisciplinaire, Sarah Perrin a à cœur de transmettre une danse sensible et poétique, tant dans le domaine de l'enseignement que sur scène.