Biographies

Norma

Giampaolo Bisanti
Chef d'orchestre

Originaire de Milan, Giampaolo Maria Bisanti a étudié la direction d'orchestre au Conservatoire Giuseppe Verdi de sa ville natale. Il remporte de nombreuses récompenses lors de concours internationaux, dont le prestigieux Prix Mitropoulos à Athènes (concours présidé par Sir Neville Marriner). Il est Chef Principal du Teatro Petruzzelli de Bari pour les saisons 2017-2018-2019.
Depuis le début de ses activités, il est régulièrement invité à diriger dans les grands théâtres et opéras d'Italie (parmi ses premiers grands succès, Orphée et Eurydice en ouverture du Teatro Comunale de Bologne en 2008, avec Roberto Alagna – disponible en DVD) et à l'étranger. Il a ainsi dirigé avec succès à Zurich (La Bohème, Turandot), Dresde (La Bohème, Lucia di Lammermoor, La Traviata), Berlin au Deutsche Oper (Rigoletto), Lisbonne (Requiem de Verdi, I Capuleti e i  Montecchi), Saint-Gall (Norma), Séoul, Vilnius, Tel Aviv, Strasbourg ainsi qu'à l'Opéra royal de Suède à Stockholm, où il s'est produit pour la première fois en 2013 en y dirigeant Tosca de Puccini. Il s'est également produit au Festival de Peralada dans Turandot ainsi qu'au Liceo de Barcelone (Macbeth, Madame Butterfly) en ouverture de saison 2016/2017, Tokyo (Lucia di Lammermoor), Liège (Rigoletto, Anna Bolena), Tenerife (Turandot), Paris (un spectacle « Viva Verdi » au Théâtre des Champs-Élysées diffusé par France3). On a aussi pu le remarquer la saison dernière à l'Opéra Lausanne (La Sonnambula), au Staatsoper de Vienne (Macbeth, Rigoletto, La Traviata) et aux Chorégies d'Orange (Il Barbiere di Siviglia) ou encore à Bâle (Lucia di Lammermoor dans une nouvelle mise en scène d'Olivier Py). Il fait ses débuts à Munich dans La Bohème et dirige Rigoletto au Festival de Macerata. Il a emmené en tournée à l'Opéra de Mascate la production liégeoise d'Anna Bolena.
A Bari, il a dirigé Le Vaisseau fantôme (son premier Wagner), Rigoletto, Madame Butterfly et La Bohème et il a emmené en tournée au Japon le Teatro Petruzzelli pour des séries de représentations de Turandot et Le Trouvère.
Il se produit également en concerts symphoniques, à Bari mais aussi à la Philharmonie de Paris (concert « Bel canto » avec l'Orchestre de Chambre de Paris).

 

Anne Delbée
Mise en scène

Anne Delbée pénètre à l'âge de douze ans pour la première fois dans un théâtre, pour assister à la représentation de Tête d'Or de Paul Claudel ; ce soir-là, celle qui rêvait d'être écuyère choisit son destin : la passion du théâtre ne la quittera plus.
Sa première troupe est formée par ses compagnes du lycée où elle monte La Reine Morte d'Henry de Montherlant. Elle enchaîne aussitôt les mises en scène et fait renaître en 1973 le Théâtre Musical en Avignon.
A vingt-huit ans, elle est appelée au Théâtre de la Ville où sa mise en scène de L'Échange de Paul Claudel connaît un triomphe pendant deux ans.
Une soixantaine de mises en scène suivent, au théâtre comme à l'opéra, dont on retient Phèdre de Racine à La Comédie Française, Don Giovanni de Mozart, La Traviata de Verdi, Le Chevalier à la Rose de Richard Strauss, la trilogie de Racine (Andromaque, Bérénice, Phèdre), Les Brigands de Schiller, L'Aiglon d'Edmond Rostand, Hernani de Victor Hugo, Tête d'Or de Paul Claudel.
Si Racine devient, dès 1982, l'axe de son travail, elle reste fidèle à l'œuvre de Claudel tout en révélant l'existence, la même année, de sa sœur Camille, par l'écriture d'Une femme, Camille Claudel, grand prix des lectrices de Elle, traduit dans plus de vingt pays.
Première femme à avoir été nommée à la tête d'un Centre dramatique national (le CDN de Nancy créé à cet effet), elle instaure un vrai travail sur le patrimoine sans ignorer les pièces contemporaines et ne cesse de promouvoir de nouveaux talents.
Parallèlement au théâtre et à l'écriture, Anne Delbée se consacre de plus en plus à la transmission de la tragédie, que ce soit dans des écoles de théâtre ou bien même lors de rencontres dans l'enseignement public et privé en France et à l'étranger.
Anne Delbée ne cache pas son attachement aux grandes luttes de l'humanité : Congrès International de la Paix des Femmes en 1985, Amnesty International, défense de Nelson Mandela.
Dernièrement Anne Delbée a joué Racine ou la leçon de Phèdre où elle nous entraîne dans le désir racinien (Théâtre de la Contrescarpe et Théâtre de Poche Montparnasse à Paris).
Et en 2018, elle a mis en scène Andromaque et Le Misanthrope aux Grandes Écuries à Versailles.
« Un jour viendra où l'on croira que le monde est mort. Alors le Théâtre réinventera l'humanité. » Anne Delbée

 

Émilie Delbée
Collaboratrice artistique

Née à Paris, Émilie Delbée suit une formation au sein du CNR de Paris en danse classique, où elle reçoit en fin d'études le 1er Prix à l'unanimité avec les félicitations du jury. Âgée de 16 ans, elle est engagée au Ballet de l'Opéra de Paris sur Le Lac des Cygnes, puis rejoint le Béjart Ballet Lausanne où elle restera dix ans, alternant les rôles dans les différents ballets et créations comme Le Presbytère, L'Oiseau de feu, Le Sacre du Printemps.
Désireuse de renouer avec deux autres passions, le théâtre et le cinéma, où elle avait déjà travailé enfant, elle est assistante de mise en scène et scénographe pour L'Aiglon l'Histoire d'un Rêve au Théâtre de Saint-Maur et d'Andromaque héroïne du XXIe siècle au Théâtre du Nord à Lille avec Anne Delbée, puis collabore avec Cyril Le Grix pour sa mise en scène de Démons de Lars Norén à Paris.
En 2012, Émilie Delbée suit une formation en réalisation à Québec, ville où elle reste jusqu'en 2015 travaillant dans le domaine audiovisuel et le milieu de la danse. De retour à Paris pour développer ses projets artistiques, Émilie Delbée travaille en 2016 avec Noémie Lvovsky pour la chorégraphie de son long métrage Demain et tous les autres jours, avec sa mère Anne Delbée sur Racine ou la leçon de Phèdre au Théâtre de Poche-Montparnasse où elle réalise les images qui accompagnent le spectacle. En tant qu'assistante de direction, elle rejoint également le Festival Les Enfants d'Abord, festival créé pour le jeune public sur des péniches parisiennes.                                                                                                           
En 2017, elle collabore à la mise en scène et à la chorégraphie pour la création de Timon d'Athènes de Shakespeare, mise en scène Cyril Le Grix au Théâtre de La Tempête.
Dans le domaine cinématographique, Elsa Amiel l'engage pour son long métrage P.E.A.R.L comme chargée de casting. Émilie Delbée collabore également sur le film L'Autre de Charlotte Dauphin en préparant l'actrice Astrid Bergès-Frisbey pour ses scènes dansées.
En juin 2018, pour le mois Molière à Versailles, Émilie Delbée joue le rôle titre dans Andromaque de Racine et Célimème dans Le Misanthrope de Molière aux Grandes Écuries, puis aux Festivals d'Anjou et de Figeac.


Abel Orain
Décors

Né en 1970, Abel Orain grandit à Honfleur dans une famille d'architectes. Il fait des études de design industriel à Paris.
Parallèlement à une carrière de designer, il multiplie les collaborations artistiques avec Anne Delbée : 2006, il tourne et monte des vidéos pour Tête d'Or au Théâtre du Vieux-Colombier de la Comédie Française ; en 2016, il conçoit le décor de La Leçon de Phèdre, une création d'Anne Delbée au Théâtre de la Contrescarpe puis repris au Théâtre de Poche Montparnasse ; en 2018, il conçoit les décors d'Andromaque et du Misanthrope pour l'ouverture du Mois Molière à Versailles.

 

Mine Vergez
Costumière

Mine Vergez et Anne Delbée se rencontrent en 1976 au Théâtre de la Ville : Anne Delbée met en scène L'échange de Paul Claudel et Mine Vergez dirige à l'époque l'atelier du Théâtre de Jean Mercure. Depuis cette rencontre Mine Vergez crée les costumes pour une quarantaine de spectacles de Anne Delbée dont La Trilogie de Wallenstein de Friedrich Von Schiller, Phèdre, Bérénice, Andromaque, Mithridate de Jean Racine, L'Aiglon d'Edmond Rostand, Racine d'Anne Delbée, Tête d'Or de Paul Claudel.

Mine Vergez collabore également avec Yannis Kokkos sur des créations d'Antoine Vitez telles que Le Roi Lear et Macbeth, ainsi qu'avec Michel Dussarat sur de nombreux spectacles de Jérôme Savary : Cyrano de Bergerac, Cabaret. Au Châtelet, Yannis Kokkos signe les mises en scène et charge Mine Vergez de réaliser les costumes pour Les Troyens avec Anna Caterina Antonacci et Susan Graham, ainsi que La Voix humaine et la Tosca avec Gwyneth Jones, Don Carlos et Boris Godounov avec Ruggiero Raimondi à l'Opéra de Bologne. Mine Vergez habillera également Natalie Dessay dans Les Contes d'Hoffmann à Orange. Elle sera la costumière préférée du metteur en scène Denis Lorca, avec qui elle signe la création de plusieurs opéras : La Bohème avec Barbara Hendricks à l'Opéra de Lyon, Così fan tutte au Festival d'Aix-en-Provence.

Sous la direction du designer André Levasseur, elle réalise les costumes de La Cage aux Folles et de beaucoup d'autres, notamment des pièces avec Jacqueline Maillan, Maria Pacôme et Marthe Mercadier. Avec lui, elle travaille à Monte-Carlo sur Le Bal de la Rose, dernier spectacle de Joséphine Baker du Sporting Club d'été, ainsi que sur les shows de Line Renaud et Liliane Montevecchi.

Avec travaille avec le créateur Michel Fresnay pour habiller des vedettes telles que Dalida, Sylvie Vartan, Annie Cordy, Mireille Matthieu sur les émissions de variétés des Carpentier ainsi que sur plusieurs films, dont deux avec Joan Collins.

Elle se lie d'une grande amitié avec Barbara, puis avec Juliette Greco, Nana Mouskouri, Nicole Croisille, Marie-Paule Belle, toutes portant les créations de Mine Vergez.

L'Opéra de Paris lui confie plusieurs spectacles à réaliser, dont Manfred de Rudolf Noureev, création costumes de Miruna Borozescu.

La Haute Couture aussi fait appel à elle sur de nombreuses collections de Chanel avec Karl Lagerfeld ainsi que pour celles de Thierry Mugler.

Le cinéma la sollicite fréquemment : avec Christian Gasc, elle réalise sur plusieurs films de Patrick Leconte les tenues de Fanny Ardant (Ridicule), celles de Juliette Binoche (La Veuve de Saint-Pierre) ou de Laetitia Casta (Rue des plaisirs). Sous la direction de Benoît Jacquot, toujours avec Christian Gasc, elle réalise les costumes de Tosca avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu. Avec André Téchiné, c'est Emmanuelle Béart qui passe dans son atelier pour Les Égarés, tout comme Monica Bellucci pour Astérix d'Alain Chabat.

Elle découvre le Cabaret avec Le Moulin Rouge tout d'abord, puis collabore avec le Lido, Les Folies Bergères, l'Alcazar, Le Paradis Latin, le Casino de Paris. Elle fait également des créations pour Holyday on Ice.
Parmi ses fidèles, on retrouve les designers Edwin Piekny ou encore Roberto Rosello.

Aujourd'hui, elle dirige l'atelier de création du Moulin Rouge conçu pour elle par son directeur Jean-Jacques Clerico.

 

Vinicio Cheli
Lumières

En 1973, Vinicio Cheli est diplômé de l'école de scénographie de l'Académie des Beaux-Arts de Florence. Il est très vite engagé au Mai Musical Florentin (1974-1979) et au Piccolo Teatro de Milan, dirigé par Giorgio Strehler (1979-1989). Il collabore aussi avec le Festival Rossini de Pesaro (1987-1991). Au Festival de Salzbourg, il réalise les lumières de La Clémence de Titus (1989), Idoménée (1990) et De la Maison des morts (1992). Au Théâtre des Champs-Élysées, il collabore avec Pier Luigi Pizzi sur Guillaume Tell (1989), et au Théâtre du Châtelet avec Giorgio Strehler pour Fidelio. Il travaille également quelques années à la Fenice de Venise. En 1990, il retrouve P.L. Pizzi pour Les Troyens, lors de l'inauguration de l'Opéra Bastille, puis collabore avec le Mai Musical Florentin pour La Légende de la cité enchantée ainsi que pour La Force du destin, en 1992. En 1991, il travaille au Festival d'Aix-en-Provence avec P. L. Pizzi sur Castor et Pollux. L'année suivante, il produit avec Ezio Frigerio le dernier ballet de Rudolf Noureev, La Bayadère, à l'Opéra Garnier. Il a également travaillé, entre 1991 et 1995, au Festival de Pâques de Salzbourg (Falstaff), à la Monnaie de Bruxelles (Otello), aux Arènes de Vérone (Norma), au Festival de Pesaro (Semiramide), à l'Opéra Bastille (Le Lac des cygnes)… En 1995, il est directeur technique de la Biennale de Venise, puis réalise les lumières de Idoménée et Attente à la Monnaie de Bruxelles, La Traviata au Festival de Salzbourg, Roméo et Juliette à Paris. En 1997, il travaille à l'Opéra Bastille (La Belle au bois dormant de Noureev), à la Maestranza de Séville et à l'Opéra de Rome (Le Barbier de Séville), et réalise, en 1998, les lumières de Aïda au Teatro Real de Madrid, Lucrèce Borgia et Fidelio à la Scala de Milan, Tristan au Festival de Pâques de Salzbourg, Pelléas et Mélisande au Mai Musical Florentin, Turandot au Liceu de Barcelone. Parmi ses réalisations depuis 2000, citons Aïda à Macerata, Un Bal masqué à Parme, La Rondine (2002) au Covent Garden de Londres, Don Giovanni à Rome, Faust à Orange (2008)…

 

Vincent Liévore
Sculpture

« Mon engagement de sculpteur se traduit d'abord par un travail sur la forme à même de renouveler la représentation humaine  au sens large , essentielle pour moi dans la mesure où elle parle de ce que l'on est, par la fragmentation et (ou) par la multiplication d'éléments du corps lui-même.
Parallèlement je développe la sculpture "paysagère" où l'érosion et le hasard des formes ont toute leur place, et qui s'inscrit comme le support utopique de notre existence, de cette représentation humaine décrite ci-dessus . »

Le sculpteur Vincent Liévore a été lauréat de nombreux concours en France comme à l'étranger : concours de sculpture « Les Oubliées d'Avignon » en 1993, prix de la Palette d'Or de la revue « La Côte des Arts » en 1994, prix de la fondation « Andréani »  (Argentine) en 2000, Prix des artistes au Concours international de sculpture sur neige de  Valloire (73) en 2002, 2008, 2009, 2016 et 2019, Prix spécial du jury au Concours international sur neige de Sapporo (Japon) en 2002, Prix du public au symposium international de sculpture sur pierre de Montbrison en 2003, Prix des artistes au concours international sur neige de Grindelwald (Suisse) et Prix Femechaco au concours international sur tôle de Résistencia (Argentine) en 2006, Prix du public à la biennale internationale de sculpture sur fer de Leon Guanajuato (Mexique) en 2007, Concours international de sculpture sur neige de St Jean Port Joli  (Canada) en 2017 etc.
Invité spécial du Festival de Carpentras en 1988, il expose ensuite très régulièrement : exposition permanente à la Galerie Dutilleul à Albi en 1992, Fondation Paul Ricard à Bandol en 1993, exposition personnelle à Carpentras en 1994, à la Fondation Paul Ricard à Bandol en 1995 et 1997, invité d'honneur de la ville de Piolenc en 1999, puis de la ville de Bollène en 2003, il expose également ses œuvres au centre d'art le Bosphore à la Seyne-sur-Mer (2005), à la mairie d'honneur de Saint-Raphaël, à la galerie Patrick Bartoli à Cassis et au salon d'art contemporain « Arte-Nimes «  (2006), au centre d'art de Vaison-la-Romaine (2007), à la Biennale de Montreux (en Suisse (2011), à la Chapelle des Pénitents blancs de Gordes (2016) ainsi qu'à la Mu-gallery à Paris (2017).
Il a par ailleurs reçu de nombreuses commandes publiques : réalisation du bas-relief du monument à la résistance de Mazan (1990), réalisation de la fontaine Saint-Véran à Fontaine de Vaucluse (1993), réalisation du buste de Frédéric Mistral à Sarrians (1995), réalisation du Monument aux Morts de Camaret-sur-Aygues (2000), réalisation de la fontaine de la place de la mairie à Crillon-le-Brave (2001), reconstitution complète de la fontaine de l'ange (2004) et restauration de la fontaine Place de la Juiverie et réalisation d'une nouvelle fontaine Place des Maréchaux à Carpentras (2006), 1% artistique du rond-point de la D8 à Montbrison (2008) et celui du giratoire de Suzini à Cayenne en Guyane Française (2012), réalisation du portrait en pied d'Esprit Fléchier pour la commune de Pernes-les-Fontaines (2016) etc.

 

Marina Rebeka
Soprano

La soprano lettone Marina Rebeka est l'une des cantatrices les plus recherchées de sa génération. Violetta exceptionnelle, elle s'est également fait remarquer dans les répertoire mozartien et rossinien.
Son succès au Festival de Sazbourg en 2009 sous la direction de Riccardo Muti lui ouvre les portes des plus grandes scènes mondiales : Metropolitan Opera et Carnegie Hall (New York), Teatro alla Scala (Milan), Royal Opera House-Covent Garden (Londres), Concertgebouw (Amsterdam), Opéra national de Bavière (Munich), Staatsoper de Vienne, Opéra de Zurich etc., se produisant avec des chefs aussi prestigieux que Zubin Mehta, Antonio Pappano, Fabio Luisi, Yannick Nézet-Séguin, Daniele Gatti, Marco Armiliato, Michele Mariotti, Thomas Hengelbrock, Paolo Carignani, Ottavio Dantone et Dan Ettinger par exemple. Son répertoire, d'une rare étendue, va du baroque (Haendel) jusqu'à Stravinski (The Rake's Progress) en passant par le bel canto (Rossini, Bellini, Donizetti), Verdi (La Traviata, Simon Boccanegra, Le Trouvère) et Tchaïkovski (Eugène Onéguine).
Après être retournée cet été au Festival de Salzbourg pour y chanter Amelia dans Simon Boccanegra, elle commence la saison 2019-2020 avec Norma ici même au Capitole, rôle qu'elle reprendra en 2020 au Staatsoper de Hambourg. Elle retourne à Vienne également pour Amélia de Simon Boccanegra, mais aussi pour Tatiana d'Eugène Onéguine et pour ses débuts dans le rôle de Leonora du Trouvère. Elle fera aussi ses débuts en Imogène du Pirate lors d'un concert au Konzerthaus de Dortmund. Au Teatro alla Scala de Milan, elle chantera Violetta  (La Traviata) et se produira en récital, interprétant des mélodies de Rachmaninov, Bellini et Verdi.
Marina Rebeka a récemment fait ses débuts au Teatro Real de Madrid en chantant Marguerite de Faust, suivi de ses débuts à l'Opéra national de Bordeaux dans Anna Bolena. A Vienne, elle s'est fait applaudir en Mimi (La Bohème) et Nedda (Pagliacci).
Elle s'est également produite à l'Éléphant Paname, à Paris, et a chanté la Symphonie n°4 de Mahler sous la direction de Fabio Luisi au Maggio Musicale Fiorentino.
Récitaliste et concertiste recherchée, elle a donné des récitals au Festival Rossini de Pesaro, au "Rudolfinum" Concert Hall de Prague, au St. John's Hall de Londres, au Teatro alla Scala de Milan, au Großes Festspielhaus de Salzbourg, au Palau della Música de Barcelone et au Festspielhaus de Baden-Baden, accompagnée par des ensembles tels que le Mahler Chamber Orchestra, le Royal Scottish National Orchestra, le Philharmonique tchèque, l'Orchestra du Teatro Comunale de Bologna, le Philharmonique de Vienne ou encore les Filarmonici della Scala.
Elle a enregistré la Petite Messe solennelle de Rossini avec l'Orchestre de l'Académie de Sainte-Cécile de Rome sous la direction d'Antonio Pappano pour EMI (Warner Classics) en 2012. son premier CD solo, "Mozart Arias", avec Speranza Scappucci à la baguette et le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, est paru chez EMI (Warner Classics) en novembre 2013. Son album suivant, "Amor fatale" – airs de Rossini, sous la direction de Marco Armiliato avec le Rundfunkorchester de Munich – est paru l'été 2017 chez BR-Klassik. Son enregistrement de Luisa Miller de Verdi est également paru chez BR Klassik au printemps 2018, tandis qu'à l'été 2018 Deutsche Grammophon publiait la Clemenza di Tito de Mozart (dir. Yannick Nézet-Séguin) où elle tient le rôle de Vitellia. Son troisième album solo, "Spirito", qui propose quelques parmi les plus célèbres du répertoire dramatique du bel canto, est sorti chez PRIMA CLASSIC en novembre 2018. Cette saison, deux nouveaux albums doivent paraître chez PRIMA CLASSIC.
Née à Riga, Marina Rebeka a commencé ses études musicales en Lettonie avant de se rendre à Rome pour parfaire sa formation au Conservatoire Sainte-Cécile (2007). Durant ses études, elle a participé à l'Académie internationale d'été de Salzbourg ainsi qu'à l'Académie Rossini de Pesaro. En 2017/18, elle a été la première artiste en résidence du Rundfunkorchester de Munich.
En décembre 2016, elle a reçu l'Ordre des Trois Étoiles, la plus haute distinction de la République lettone.

 

Klára Kolonits
Soprano

Klára Kolonits est une soprano colorature dramatique née à Budapest.
Ses derniers engagements l'ont conduite à interpréter Norma (rôle-titre) dans une mise en scène de Nadine Duffaut, ainsi que Lucia di Lammermoor (dans la tonalité aiguë originale) et Les Huguenots à l'Opéra national de Hongrie, mais aussi Les Puritains avec Riccardo Frizza et Attila de Verdi à Nuremberg (mise en scène : Peter Konwitschny).
Côté concerts, elle a été particulièrement remarquée pour ses interprétations du Requiem de Verdi, qu'elle a déjà fréquemment chanté (par exemple avec Dmitry Liss, ou encore Daniele Rustioni).
Cette saison, Klára Kolonits se concentre sur un répertoire cher à son cœur : le bel canto et le Lied. Mais elle retourne également à Budapest pour y chanter Marguerite de Valois dans Les Huguenots et Lucia, puis Violetta de La Traviata à Cluj (Roumanie). Elle se produit aussi en concert aux côtés du pianiste Dániel Dinyés pour des récitals consacrés à Debussy, Korngold, Grieg et Schumann. Avec Bálint Zsoldos, elle donne également des récitals, consacrés à Rachmaninov et Liszt (Budapest Spring Festival 2019)
Klára Kolonits est diplômée de l'Académie de Musique Franz Liszt, puis elle a rejoint l'Ensemble du Théâtre Csokonai à Debrecen. Elle y a chanté des rôles tels que Nannetta dans Falstaff, la Comtesse Almaviva des Noces de Figaro, Olympia, Giulietta et Antonia dans Les Contes d'Hoffmann, Fiordiligi dans Così fan tutte et La Reine de la Nuit dans La Flûte enchantée.
Lauréate de nombreux prix internationaux, elle a été par la suite engagée par l'Opéra national de Hongrie de Budapest, où elle est restée comme soliste. A Budapest, elle a interprété de très nombreux rôles, Donna Anna, Fiordiligi, Konstanze, Fauno (dans Ascanio in Alba) et La Reine de la Nuit, Giulietta dans I Capuleti ed i Montecchi, Norma, Lucia, Marguerite de Valois, Violetta, Odabella, Gilda et Luisa Miller, Melinda dans Bánk Bán de Erkel, et Szilágyi Erzsébet dans Hunyadi László (Erkel également), ces deux derniers ouvrages étant considérés comme les opéras les plus belcantistes du répertoire hongrois.
Elle s'est également produite en tant que chanteuse invitée dans d'autres Opéras, chantant par exemple Violetta à Bratislava, Ljubljana, Osijek, Ostrava, Debrecen, Schloss-Kirchstetten et Szombathely, Gilda à Cluj et Miskolc, Odabella à Nüremberg et Miskolc, Olympia, Giulietta et Antonia à Szolnok, Brno et Gjon, Elvira  des Puritains à Pécs et Zamárdi, Lucia di Lammermoor à Szombathely ainsi que dans une production en plein air à Budapest, Béatrice de Tende (Bellini) et Lucrezia Borgia (Donizetti) à Copenhague, Donna Anna à Prague, Brno, Zagreb, Kosice et Gars am Kamp, La Reine de la Nuit à Amsterdam, la Haye, Weimar, Linz, Debrecen et au Festival de Savonlinna, où elle a interprété le rôle en finnois !
Klára Kolonits a également un vaste répertoire de Lieder à son actif : des airs de concert et airs sacrés de Mozart (Popoli di Tessaglia, Vorrei spiegarvi o Dio, No che non sei capace, Exultate Jubilate etc.), la Resurrezione de Haendel (rôle de l'Ange) et le Requiem de Verdi... Côté mélodies et lieder, elle a chanté beaucoup de Kurtág, d'Eötvös, de Boulez. Elle a aussi participé à beaucoup de créations d'ouvrages composés, entre autres, par Jörg Widmann, Dániel Dinyés et Gija Kantscheli.
En 2009, elle a enregistré pour la label Hunnia Records un disque de mélodies de Liszt, récompensé en 2010  du prestigieux Prix Liszt. En 2013 puis en 2018, elle a reçu le titre « Kammersängerin » de l'Opéra national de Hongrie de Budapest.
Elle a enregistré un autre CD avec l'Orchestre de la Radio de Hongrie sous la direction de Dániel Dinyés, intitulé « Bel Canto Reloaded » (2014), avec quelques-uns des plus beaux airs de la littérature belcantiste, comme la scène de la folie d'Anna Bolena, les airs d'Elvira des Puritains, l'air de Lady Macbeth avec sa phénoménale cabalette issu de la première version du Macbeth de Verdi...

 

Karine Deshayes
Mezzo-soprano

Habituée des plus grandes scènes nationales et internationales, Karine Deshayes est actuellement une des artistes lyriques les plus en vue.
Sa carrière s'est construite tout d'abord sur toutes les grandes scènes françaises : Avignon, Lyon, Strasbourg, Marseille, Toulouse, Tours, Chorégies d'Orange, Bordeaux... Invitée régulièrement à l'Opéra national de Paris, elle y remporte de grands succès dans les rôles rossiniens, Angelina, Rosina, Elena, mais également Poppea (Le Couronnement de Poppée), Sesto (Giulio Cesare), Roméo (I Capuleti e i Montecchi) et les rôles mozartiens, Cherubino, Dorabella, Donna Elvira (qu'elle vient d'interpréter cet été même aux Chorégies d'Orange). C'est également à l'Opéra national de Paris qu'elle aborde pour la première fois le rôle de Carmen (Bizet) et qu'elle reprend celui de Charlotte dans Werther. Par la suite, elle a interprété le rôle d'Elisabetta (Maria Stuarda, Donizetti) en Avignon, les rôles-titres de Semiramide (Rossini) à l'Opéra de Saint-Étienne, d'Alceste (Gluck) à l'Opéra de Lyon et d'Armida de Rossini à l'Opéra de Montpellier dans lequel elle a triomphé, ainsi que le rôle d'Elvira d'I Puritani de Bellini (version Malibran) au Festival de Radio France Occitanie Montpellier.
La carrière de Karine Deshayes s'ouvre également sur les grandes scènes étrangères, entre autres le Festival de Salzbourg (La Flûte enchantée sous la direction de Riccardo Muti), le Teatro Real de Madrid (Adalgisa dans Norma), le Liceu de Barcelone (le rôle-titre de Cendrillon de Massenet), le Théâtre de la Monnaie (Marie de l'Incarnation dans Dialogues des Carmélites). Elle est invitée par le Metropolitan Opera de New York où elle débute dans le rôle Siebel, avant d'y retourner pour Isolier dans Le Comte Ory, puis Nicklausse dans Les Contes d'Hoffmann dirigés par James Levine et plus récemment pour Stephano (Roméo et Juliette). Elle a remporté un grand succès à l'Opéra de San Francisco en interprétant le rôle d'Angelina dans Cenerentola.
Karine Deshayes participe à de nombreux concerts pour y interpréter des opéras (récemment les rôles d'Angelina dans Cenerentola au Théâtre des Champs-Élysées, d'Elena dans La Donna del lago à l'Opéra de Marseille, d'Astasie dans Tarare au Theater an der Wien), et des œuvres telles que Shéhérazade de Ravel à l'Auditorium de Radio France, les Liebeslieder Walzer de Brahms et Les Nuits d'été à la Philharmonie de Paris…
Le vaste répertoire de Karine Deshayes lui permet de se produire régulièrement en concert et en récital sous la direction de chefs tels qu'Emmanuel Krivine, David Stern, Lorenzo Viotti, Daniele Rustioni, Josep Pons, Kurt Masur, William Christie, Bruno Campanella, Roberto Abbado ou encore Hervé Niquet, et avec des artistes tels que Philippe Cassard, Renaud Capuçon, Nicholas Angelich, Dominique Plancade, l'Ensemble Contraste, le Quatuor Ebène, le Quatuor Borodine, le Mahler Chamber Orchestra...
Karine Deshayes a remporté pour la seconde fois en 2016 la Victoire de l'artiste lyrique de l'année. Très récemment, elle chante en concert le rôle de Marguerite (La Damnation de Faust) à Nice et d'Adalgisa (Norma) au Tchaïkovski Concert Hall de Moscou.
Parmi ses projets, citons le rôle de Balkis (La Reine de Saba) à l'Opéra de Marseille et Angelina (Cenerentola) à l'Opéra royal de Wallonie. Par la suite, elle sera Marguerite (La Damnation de Faust) à la Philharmonie de Paris avec l'Orchestre de Paris, der Komponist (Ariane à Naxos) à l'Opéra national de Montpellier, Sara (Roberto Devereux) et Eros (Psyché d'Ambroise Thomas) au Théâtre des Champs-Élysées…

 

Ilseyar Khayrullova
Mezzo-soprano

La jeune mezzo-soprano Ilseyar Khayrullova est née au Tartarstan, en Russie. Elle part ensuite à Saint-Pétersbourg se former au Conservatoire Rimski-Korsakov, et remporte le Concours International Slonimsky en 2012 (Saint-Pétersbourg). Durant ses années d'étude, elle se produit régulièrement lors de productions lyriques et chorégraphiques du Conservatoire, en Olga d'Eugène Onéguine (Tchaïkovski), Cherubino des Noces de Figaro (Mozart) ou encore Clarisse de L'Amour des Trois Oranges par exemple.

De la saison 2013-2014 à 2017-2018, elle est membre de l'Ensemble du prestigieux Staatsoper de Vienne, où elle incarne Fenena dans Nabucco (Verdi), le Gymnaste dans Lulu (Berg), Olga dans Eugène Onéguine (Tchaïkovski), Bersi dans Andrea Chénier (Giordano), Enrichetta des Puritains (Bellini), Tisbe dans La Cenerentola (Rossini), Le Page de Salome (R. Strauss), Mercedes dans Carmen (Bizet), la Troisième Dryade dans Rusalka (Dvořák), Flora dans La Traviata (Verdi) ou le plus rare Anton dans Pünktchen und Anton d'Ivan Eröd. Elle connaît un immense succès dans le rôle d'Olga dans l'opéra de Peter Eötvös Les Trois Sœurs, sous la direction musicale du compositeur lui-même.

Durant l'été 2015, elle fait ses débuts au Festival d'Opéra de Klosterneuburg en interprétant le rôle de Maddalena dans Rigoletto de Verdi. En 2019, elle chante Annie dans Porgy and Bess (Gershwin) au Volksoper de Vienne, suivi par un version concertante de La Fanciulla del West (Puccini)  à l'Auditorium Maximum de Cluj-Napoca en Roumanie (concerts suivis d'un enregistrement CD).

En 2019/20, elle fait ses débuts au Théâtre de Freiburg dans le rôle d'Olga d'Eugène Onéguine, et ici même en Adalgisa. Elle retournera ensuite au Staatsoper de Vienne pour une reprise des Trois Sœurs.

Outre les rôles déjà mentionnés, son répertoire inclut le rôle-titre de Carmen, Orlofsky dans La Chauve-Souris (J. Strauss), Hänsel dans Hänsel et Gretel (Humperdinck), Isabella dans L'Italiana in Algeri (Rossini), Marfa dans La Khovanchtchina (Moussorgski), Meg Page dans Falstaff (Verdi), La Première Norne du Crépuscule des Dieux (Wagner), Sonyetka dans dans Lady Macbeth du district de Mtsensk (Chostakovitch), Suzuki dans Madama Butterfly (Puccini), Polina de La Dame de Pique (Tchaïkovski) et Blanche dans Le Joueur (Prokofiev).

 

Martin Muehle
Ténor (Pollione)

Ténor d'originaire germano-brézilienne, Martin Muehle est né à Porto Alegre (Brésil), et c'est à Lübeck, en Allemagne, qu'il va se former (Musikhochschule).

Très vite reconnu pour sa vaillance vocale, son intensité dramatique et ses qualités scéniques, il est désormais l'un des ténors les plus admirés pour tous les rôles dramatiques du grand répertoire. On a ainsi pu l'entendre la saison dernière à l'Opéra de Cologne en Calaf dans Turandot, rôle qu'il chante également au Deutsche Oper de Berlin, à Seattle en Manrico (Le Trouvère), dans le rôle-titre d'Andrea Chénier au Teatro Comunale de Modène, au Teatro Regio de Parme, au Teatro Reggio di Emilia, à la Fondazione Teatro di Piacenza, au Théâtre national de Prague et au Deutsche Oper de Berlin, en Don José (Carmen) au Staatstheater de Hambourg et au Bolchoï (dir. Tugan Sokhiev) ou encore en Canio (Pagliacci) au Teatro Massimo de Palerme... Il a fait ses débuts aux Arènes de Vérone dans les rôles de Don José et Radames (Aida) sous la direction de Daniel Oren.

Précédemment, il s'est produit en Maurizio d'Adriana Lecouvreur à Palerme aux côtés d'Angela Gheorgiu, en Manrico au Konzert Theater de Berne, en Calaf au Nationaltheater de Mannheim, en André Chénier au Teatro Petruzelli de Bari et au Deutsche Oper de Berlin, en Don José à Graz et au Festival de Bregenz, en Lohengrin au Théâtre de Saint-Gall puis au Nationaltheater de Mannheim, en Calaf au Teatro Filarmonico de Vérone, en Des Grieux (Manon Lescaut de Puccini) à São Paolo, en Faust du rare Mefistofele de Boito au Théâtre de Freiburg, en Fritz du Ferne Klang de Schreker au Nationaltheater de Mannheim, et en Pollione à Saint-Gall. Il a également chanté Luigi du Tabarro (Puccini) au Théâtre de Bielefeld, Radames au Festival de St. Margarethen, en Siegmund de La Walkyrie au Théâtre de Detmold et en concert avec l'Orchestre symphonique de la Radio de Croatie à Zagreb, en Arrigo des Vêpres siciliennes de Verdi au Théâtre de Freiburg.

Au disque, on peut l'entendre en Paolo dans Francesca da Rimini de Zandonai publié chez Naxos.
Martin Muehle a été membre de l'Ensemble du Nationaltheater de Mannheim de 2013 à 2015, s'y produisant dans des rôles aussi divers que Hagenbach dans La Wally de Catalani, Faust dans La Damnation de Faust de Berlioz, Gabriele Adorno dans Simon Boccanegra de Verdi, en Calaf (Turandot) et Pinkerton (Madama Butterfly) de Puccini, en Don José (Carmen) et dans le rôle-titre de Stiffelio de Verdi.

Martin Muehle s'est également produit très fréquemment en Amérique du Sud. Il a chanté Don José à Brasilia et Buenos Aires, Turiddu (Cavalleria rusticana de Mascagni) à Brasilia, Siegmund de La Walkyrie à La Plata et au Theatro Municipal de São Paulo, où il a aussi chanté Alfonso dans Violanta de Korngold et Guido dans Une Tragédie florentine de Zemlinsky.

Martin Muehle se produit aussi très souvent en concert, interprétant par exemple la Messe de sainte Cécile de Gounod au Theatro Municipal de São Paulo, la Symphonie n°9 de Beethoven à la cathédrale de Porto Alegre et au Palácio das Artes de Belo Horizonte, ou encore Le Chant de la Terre  de Mahler au Teatro Nacional de Brasilia, œuvre qu'il a récemment chantée aussi à Mannheim et à Ludwigsburg. Il a fait ses débuts à la Philharmonie de Berlin en chantant le Requiem de Verdi avec l'Orchestre de la Radiodiffusion de Berlin sous la direction de Simon Halsey, puis au Gewandhaus de Leipzig avec l'Orchestre symphonique de la MDR.

 

Airam Hernández
Ténor

Natif de Tenerife, dans les Îles Canaries, Airam Hernández s'est rapidement imposé parmi les ténors les plus prometteurs de sa génération. La qualité unique de son timbre et sa musicalité en font un artiste à part dans le monde de l'opéra.

Au début de 2019, il a chanté le rôle d'Enrico Caruso lors de la création mondiale de Caruso à Cuba au De Nationale Opera d'Amsterdam. Il a également fait ses débuts en Amérique en chantant Fenton (Falstaff de Verdi) à l'Opéra de Dallas (dir. Riccardo Frizza).

Il sera cette saison au Teatro La Fenice de Venise pour chanter Alfredo de La Traviata (Verdi) puis au Teatro Filarmonico de Vérone pour ses débuts dans le rôle de Némorino (L'Elixir d'amour, Donizetti). Il retournera également aux États-Unis en tant que doublure de Ferrando dans Così fan tutte (Mozart) au Metropolitan de New York. En 2020, il fera ses débuts dans le rôle de Rodolfo dans La Bohème (Puccini) à l'Opéra de Minorque avant de reprendre le rôle-titre du Sardanapale de Liszt à Budapest, puis Alfredo à Lugano.

La saison dernière, on a pu l'entendre à l'Opéra de Zurich pour ses débuts en Arbace (Idomeneo, Mozart) ou ici même, où il faisait ses débuts au Capitole dans La Traviata mise en scène par Pierre Rambert. Il a créé le Sardanapale de Liszt récemment redécouvert avec la Staatskapelle de Weimar (dir. Kirill Karabits), et dont existe un enregistrement CD. Il a effectué une grande tournée de La Traviata sous la direction de Teodor Currentzis qui l'a conduit du Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg au Konzerthaus de Dortmund et à l'Elbphilharmonie de Hambourg.

En 2017, il a fait ses débuts en Edgardo (Lucia di Lammermoor, Donizetti) à l'Opéra de Lausanne sous la direction de Jesús López Cobos, en Faust dans l'ouvrage éponyme de Gounod à l'Opéra de Tenerife ou encore en Apollo et Dionysos pour la première d'Orest de Manfred Trojahn à l'Opéra de Zurich.

Airam Hernández a commence sa formation musicale en travaillant le cor durant 12 ans au Conservatoire de Santa Cruz de Tenerife, avant de se consacrer exclusivement au chant au Conservatori del Liceu de Barcelone. Durant ses années de formation, il a eu la chance de recevoir les conseils d'artistes aussi prestigieux que Vittorio Terranova, Dalton Baldwin, Lorraine Nubar, Dame Ann Murray, Fabio Luisi, Hedwig Fassbender, Eytan Pessen, Reinaldo Macías, Carlos Chausson, Dmitry Vdovin, Roger Vignoles, Laurent Naouri, Natalie Dessay et Mariella Devia.

En 2008, il a commencé à collaborer régulièrement avec le Gran Teatre del Liceu de Barcelone, où il a eu la chance de chanter dans de nombreuses productions, comme par exemple Fideliode Beethoven, Le Joueur de Prokofiev, Il Tabarro de Puccini et Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach.

En 2014, après de formidables critiques pour son interprétation des rôles du Commissaire, du Garde, du Facteur, du Mécanicien et du Gardien dans la première zurichoise de Juliette de Martinu (dir. Fabio Luisi) il est réinvité à participer à de nombreuses productions : Falstaff (aux côtés de Bryn Terfel), La Traviata et Macbeth de Verdi, Le Vaisseau fantôme (Wagner). C'est cette même saison qu'il est invité par le Maestro Teodor Currentzis pour chanter Alfredo dans une nouvelle de La Traviata à l'Opéra de Perm, dans une mise en scène de Robert Wilson.

Outre ceux que nous avons déjà signalés, il a travaillé avec des chefs d'orchestres tels que Stéphane Denève, Marco Armiliato, Michael Boder, Cornelius Meister, Markus Poschner, Alexander Anissimov, Sebastian Weigle, Ramón Tebar, Giovanni Antonini, Andrea Marcon, John Fiore, Omer Meir Wellber, Ivor Bolton, Francesco Ivan Ciampa, Carlo Rizzi, James Conlon... et des metteurs en scène tels que Barrie Kosky, Jürgen Flimm, David Pountney, Laurent Pélly, Uwe Eric Laufenberg, Peter Stein, Jean-Claude Auwray, Claus Guth, Gilbert Deflo, Eric Bechtolf, Tatjana Gürbaca, Stefano Poda, Dmitri Tcherniakov, Andreas Homoki, Damiano Michieletto...

 

Bálint Szabó
Basse

Né en Roumanie, il étudie à l'Académie de Musique G. Dima de Cluj-Napoca, à l'International Vocal Arts Institute New York et à l'Israeli Vocal Arts Institute de Tel-Aviv. Il est lauréat des Concours N. Bretan (Cluj 1996) et Budapest (1998).

Soliste de l'Opéra Hongrois  de 1990 à 1995 et de l'Opéra Roumain de Cluj-Napoca de 1996 à 2003, il est également invité permanent de l'Opéra national de Budapest.

Sa carrière internationale se développant rapidement, il devient membre de l'Opéra  d'Hambourg (2003-2005). Il y interprète tous les grands rôles de basse du répertoire : Philippe II dans Don Carlo, Sparafucile dans Rigoletto, Selim du Turc en Italie, Publio dans La Clemenza di Tito. Il entre ensite dans l'Ensemble de l'Opéra de Francfort (2005-2009), où il interprète Don Carlo, Méphisto dans Faust, Don Giovanni (rôle-titre), Fiesco dans Simon Boccanegra, Colline dans La Bohème, Sarastro dans La Flûte enchantée, Zaccaria dans Nabucco, et Raimondo dans Lucia di Lammermoor. Il est depuis 2017 membre de l'Ensemble de  Munich, où on a pu l'entendre dans des rôles tels que Colline (La Bohème), Titurel dans Parsifal, Lodovico dans Otello etc.

A l'international, on a pu l'entendre, entre autres, dans Il Viaggio a Reims à Monte-Carlo, Don Carlo, Rigoletto et Le Château de Barbe-Bleue au Théatre du Capitole de Toulouse, Aida au Festival de Macerata, La Donna del lago au Teatro alla Scala de Milan, Nabucco à Tel-Aviv et Oberammergau, Faust, Lucia di Lammermoor et Les Noces de Figaro au Deutsche Oper am Rhein de Düsseldorf, Anna Bolena et Ernani au Klangvokal Festival de Dortmund, Lucrezia Borgia au Liceu de Barcelone et au Teatro Municipal de Santiago du Chili, Simon Boccanegra, Les Vêpres sicilienes et I Puritani à Athènes, Le Château de Barbe-Bleue à Santiago du Chili, à l'Opéra de Budapest, au Concertgebouw d'Amsterdam, au Festival de Montreux-Vevey, au Staatsoper de Hambourg, avec l'Orchestre national de Lyon et celui de la NHK de Tokyo, à Belgrade et à Taipei et ici même, Luisa Miller au Festival de Buxton, au Staatstheater de Stuttgart et à l'ORW de Liège, Don Carlo, La Clemenza di Tito et La Dame de Pique à l'Opéra de Paris, La Flûte enchantée à l'Opéra national du Rhin et à l'Opéra de Nice, Simon Boccanegra à l'Opéra de Zurich, La Donna del lago, Les Vêpres siciliennes, La Wally, Manon et Les Noces de Figaro au Grand Théâtre de Genève, Linda di Chamounix, Adriana Lecouvreur et Semiramis au Royal Opera House-Covent Garden de Londres, Fidelio au Théâtre des Champs-Élysées, Euryanthe à Francfort, Agrippina au De Vlaamse Opera (Gand-Anvers)etc.


Julien Véronèse
Basse

Julien Véronèse commence ses études de chant au Conservatoire de Toulouse. En 2007 il intègre le Cnipal (Centre National d'Insertion Professionnelle des Artistes Lyriques) à Marseille où il poursuivra sa formation jusqu'en 2008. Dès sa sortie du Cnipal, il fait ses débuts dans plusieurs opéras nationaux, notamment à Nancy, où il interprète Don Ciccio dans la création de Divorzio al italiana de Giorgio Batistelli.
Il a suivi les cours et les conseils de grandes personnalités du monde lyrique, telles que Placido Domingo, Gabriel Bacquier, Mady Mesplé, Teresa Berganza, Ludovic Tézier, Sophie Koch, Yvonne Minton, Tom Krause, Rolando Villazon et David Syrus.
Il est régulièrement invité sur scènes nationales et européennes : Opéra national de Montpellier dans Chérubin de Massenet, L'Enfant et les sortilèges de Ravel couplé avec L'Hirondelle inattendue de Simon Laks, ainsi que pour un concert & enregistrement : « Rossini Si, Si, Si, Si ! » avec Marie-Nicole Lemieux et Partrizia Ciofi. À l'Opéra de Monte-Carlo, il a chanté dans Roméo et Juliette de Gounod au Forum Grimaldi, repris ensuite au Royal Opéra House de  Muscat à Oman; à l'Opéra de Marseille, il chanté dans Boris Godounov de Moussorgski, et dans Lohengrin de Wagner.
La saison 2016-2017 a marqué ses débuts dans le rôle de Scarpia dans Tosca de Puccini au Teatro Reina Sofia de Benavente ainsi qu'au Théâtre Ortega de Palencia (Espagne).
Durant l'été 2017, il chante sous la direction de Michel Plasson au Festival international de Colmar dans La Damnation de Faust de Berlioz donnée en version concert.
Dernièrement, il a interprété notamment Bartolo dans Les Noces de Figaro de Mozart à l'Opéra Royal de Wallonie de Liège, Fantasio d'Offenbach à l'Opéra national de Montpellier, les quatre rôles de Lindorf, Coppélius, Dr. Miracle et Dapertutto dans Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach avec le Festival lyrique de Marmande, Tosca (Scarpia) en tournée dans le sud de la France avec le New York Opéra Society, puis en juin, Rigoletto (Monterone) de Verdi à l'Opéra de Marseille, avant de chanter Leuthold dans Guillaume Tell de Rossini au Théâtre antique d'Orange..
En début de la saison 2019, il chante Abimelech dans Samson et Dalila de Saint-Saëns à l'Opéra de Monte-Carlo. Il vient de chanter.
La saison passée, il a chanté ici même Gubetta dans Lucrezia Borgia de Donizetti.

 

Andreea Soare
Soprano

La soprano franco-roumaine Andreea Soare est diplômée en musicologie à l'Université de Strasbourg. Elle se perfectionne en chant au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. Elle a participé aux master-classes dirigées par Marc Minkowski, Jean-Philippe Lafont, Leontina Vaduva, June Anderson, Ann Murray, Natalie Dessay, Eva Podles, Maryse Castets, Jeff Cohen etc…
En 2011, elle est lauréate du Concours international de Chant de Clermont-Ferrand, obtient le Prix des « Amis du Festival d'Aix-en-Provence » et le Prix HSBC à l'Académie Européenne de Musique Mozart/Haendel.
En octobre 2011, elle entre à l'Atelier Lyrique de l'Opéra national de Paris, avec lequel elle chante les rôles de Donna Elvira (Don Giovanni), Female Chorus (Le Viol de Lucrèce), Maddalena (La Resurrezione), Sandrina (La Finta Giardiniera), Silvia (L'Isola disabitata) et Clarice (Il Mondo della luna). Elle participe à plusieurs concerts au Palais Garnier avec l'Orchestre de l'Opéra national de Paris et à l'Auditorium du Louvre.
En soliste, elle interprète Praxinoé (Louis Vierne) et La Damoiselle élue de Debussy pour « La Folle Journée de Nantes ». Elle donne un récital de mélodies à Tokyo et à Kanazawa avec Philippe Cassard au piano puis, avec l'Orchestre national de Varsovie, un récital d'airs d'opéras français.
Elle chante Les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss à Clermont-Ferrand, The Fairy Queen de Purcell à Lausanne, le Stabat Mater de Poulenc au Festival de La Chaise-Dieu et la Messe du Couronnement de Mozart.
Elle obtient les Prix Lyriques du Cercle Carpeaux et de l'AROP en 2013. L'Opéra national de Paris l'engage pour La Cerisaie de Philippe Fénelon et Les Noces de Figaro puis elle interprète La Damoiselle élue de Debussy à l'Amphithéâtre Bastille, Enrichetta (Les Puritains) et la Première Dame (La Flûte enchantée) à l'Opéra Bastille.
En 2015 participe à un concert à la Cité de la Musique à Paris sous la direction de Francois-Xavier Roth, elle est Iphigénie (Iphigénie en Tauride), Fiordiligi (Così fan tutte) au Garsington Opera en Angleterre. Elle est invitée en décembre 2015 par l'Opéra national de Paris pour chanter Les Nuits d'été de Berlioz à l'amphithéâtre de l'Opéra Bastille. En 2016 elle est Fiordiligi (Così fan tutte) à l'Opéra national de Bucarest, la Comtesse Ceprano (Rigoletto) et la Gran Sacerdotessa (Aida) à l'Opéra national de Paris. En mars 2016, elle débute en Allemagne à l'Opéra de Cologne avec le rôle de Donna Elvira (Don Giovanni) sous la direction de François-Xavier Roth. En 2017, elle débute dans le rôle de la Comtesse Almaviva dans Les Noces de Figaro de Mozart à l'Opéra de Cologne, dans le rôle de Pamina dans La Flûte enchantée de Mozart à l'Opéra de Toulon, et elle a été la Première Dame dans La Flûte enchantée au Festival de Sanxay. Elle est également invitée au Carnegie Hall à New York pour un récital. Durant la saison 2017-2018, elle participe à la création du spectacle « Cachez la profondeur » au Théâtre de Compiègne, en collaboration avec le Festival d'Aix-en-Provence, est la Comtesse Almaviva dans Les Noces de Figaro à l'Opéra de Darmstadt. Elle participe également à une série de concerts en France avec le Trio Chausson, et elle est doublure d'Eurydice dans le ballet Orfeo et Eurydice (Gluck) de Pina Bausch à l'Opéra Garnier, et doublure de Teresa dans Benvenuto Cellini (Berlioz) à l'Opéra Bastille. Elle est invitée pour deux  récitals Strauss-Enescu (Les 4 derniers Lieder de Strauss) dans le cadre du Festival d'Aix-en-Provence et pour une série de récitals à Turin, Séoul, Paris, Angers etc... La saison dernière, elle s'est produite dans le rôle de la Première Nymphe dans Rusalka (Dvorak) à l'Opéra national de Paris et, ici même, en Mélisande dans Ariane et Barbe-Bleue de Paul Dukas...

 

François Almuzara
Ténor

C'est en 2011 que François Almuzara commence à travailler le chant dans sa ville natale de Toulouse, où il intègre le Conservatoire et obtient son Prix en 2015. Durant ses années d'études au Conservatoire, il suit l'enseignement vocal de Jane Berbié et monte parallèlement son répertoire avec le pianiste Jean-Louis Duquesne .
Il fait ses débuts au Capitole de Toulouse en interprétant le rôle La Théière dans l'opéra L'Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel dirigé par Christophe Larrieu.
De 2015 à 2017, il poursuit ses études au Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Lyon. Il perfectionne sa technique vocale avec son professeur Didier Laclau-Barrère. Il obtient en avril 2017 le Deuxième Prix à l'unanimité au Concours International de la Ville de Béziers.
Après l'obtention de sa Licence au Conservatoire national supérieur de Lyon, il intègre en septembre 2017 l'Opéra Studio de l'Opéra national du Rhin où il interprète le rôel de Don Curzio dans Les Noces de Figaro (Mozart) sous la direction de Patrick Davin.
Il a également interprété le rôle de Roméo dans Roméo et Juliette (Gounod) à l'Opéra de Stuttgart et l'Opéra national du Rhin (Strasbourg-Colmar-Mulhouse) dirigé par Vincent Monteil, et s'est produit dans le rôle du jeune homme dans Le Pavillon d'Or  (Mayuzumi) dirigé par Paul Daniel à l'Opéra national du Rhin.
La saison passée, il a interprété au Théâtre du Capitole le rôle du Comte Albert dans La Ville morte de Kongold.

 

Valentin Fruitier  
Comédien

Après différentes formations d'art dramatique, Valentin Fruitier intègre en 2014 l'ESCA du Studio d'Asnières. En 2015, il joue au Théâtre de la Pépinière dans Marie Tudor de Victor Hugo, mise en scène par Philippe Calvario. La même année, il joue dans la comédie musicale Irma la douce, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, mise en scène par Nicolas Briançon. En 2017, il joue dans Timon d'Athènes de Shakespeare, mis en scène par Cyril Le Grix au Théâtre de la Tempête. Dernièrement il a interprété Michel-Ange dans Requiem pour Camille Claudel, mis en scène par Anne Delbée, et a joué Panurge dans Rabelais de Jean-Louis Barrault, dans une mise en scène d'Hervé Van Der Meulen (au Théâtre Montansier et au Studio Théâtre d'Asnières), spectacle qui sera repris au Théâtre 13 durant la saison 2019/2020. En 2018, il a interprété Pyrrhus dans Andromaque de Racine et Alceste dans Le Misanthrope de Molière, pièces conjointement mises en scène par Anne Delbée aux Grandes Écuries de Versailles. En 2019, il joue dans Humiliés et Offensés dans une mise en scène d'Anne Barbot.