Claude Debussy
(1862, Saint-Germain-en-Laye – 1918, Paris)

Claude Debussy, dont les parents ne sont pas musiciens, reçoit une solide formation musicale au Conservatoire de Paris dans les classes de Marmontel (piano), Lavignac (Solfège), Durand (harmonie), Franck (orgue), Massenet et Guiraud (composition) et obtient le prix de Rome en 1884.
Lors de son séjour à la Villa, ses « envois de Rome » scandalisent l'Institut qui lui reproche d'être «tourmenté du désir de faire du bizarre, de l'incompréhensible, de l'inexécutable». Taxé d' «impressionnisme vague», les premières œuvres du jeune Debussy séduisent cependant le Paris intellectuel du début du vingtième siècle tels Stéphane Mallarmé, Henri de Régnier, Jules Laforgue, Paul Verlaine et Pierre Louÿs.
Dès 1894, il impressionne avec son Prélude à l'après-midi d'un faune qui se démarque de l'univers wagnérien ambiant. Si Debussy reste fasciné par le compositeur allemand, son orchestration puise chez les compositeurs russes (Nikolaï Rimski-Korsakov ou Modeste Moussorgski) ou dans les découvertes musicales de l'Exposition universelle de 1899, sans négliger les recherches de simplicité d' Érik Satie qu'il rencontre au cabaret Le Chat noir.
Fuyant les postes officiels ou les honneurs, tout en prenant soin d'être très critique envers ses collègues compositeurs, Debussy passe l'essentiel de sa vie à composer. L'un des événements marquants sera la création de son opéra Pelléas et Mélisande à l'Opéra Comique, en 1902.
Ni post-romantique, ni impressionniste ou symboliste, le style de Debussy est difficile à définir tant sa musique se pose sur les cimes de la liberté. Ses œuvres pour orchestre estompent les contours mélodiques avec le temps pour offrir un chatoiement d'harmonies lumineuses. Ses pièces pour piano impressionnent par leur modernité tant formelle, qu'harmonique et rythmique. Enfin, avec ses pages vocales, le compositeur trace une musique proche des inflexions de la voix, quasi parlée.
Admirée par les générations suivantes, défendue par les compositeurs épris de modernité, interprétée par tous les grands interprètes ; l'œuvre de Debussy est une visée vers l'intemporel.

Hector Berlioz
(La Côte-Saint-André,1803 – Paris, 1869)


Issu d'une vieille famille dauphinoise, Berlioz est fils de médecin et commence lui aussi des études de médecine à Paris, en 1821. Il suit également des cours de littérature et se passionne pour la musique à laquelle il décide de se consacrer entièrement. Il l'étudie au Conservatoire de Paris de 1823 à 1825 auprès de Jean-François Le Sueur et Anton Reicha.
En 1827, Berlioz participe au concours du Prix de Rome mais échoue trois années consécutives. Il remporte le premier grand prix en 1830 avec sa cantate La Dernière Nuit de Sardanapale. Le 5 décembre de cette même année, il compose la Symphonie fantastique, œuvre incomprise qui fait scandale parce qu'elle constitue le point de départ de la musique descriptive.
En 1831, Hector Berlioz part pour Rome et séjourne à la Villa Médicis jusqu'en 1832. C'est là qu'il compose Lélio ou le Retour à la vie, conçu comme une suite à la Symphonie fantastique.
Ses fiançailles rompues avec Camille Moke, il épouse en 1833 l'actrice irlandaise Harriet Smithson, qu'il avait admirée dans l'interprétation des pièces de Shakespeare, quelques années auparavant.
Installés à Montmartre, leur fils Louis naît le 14 août 1834 alors que Berlioz compose Harold en Italie, à la demande de Paganini. Puis, ce sera Benvenuto Cellini, le Requiem ou la Grande Messe des Morts.
En 1839, Berlioz est nommé conservateur-adjoint à La Bibliothèque du Conservatoire. Puis, il compose une symphonie dramatique, Roméo et Juliette, qui est exécutée avec succès le 24 novembre 1839 au Conservatoire.
En 1840, pour le dixième anniversaire des Trois Glorieuses, le compositeur dirige sa Grande Symphonie funèbre et triomphale. En 1841, il termine le cycle de mélodies Les Nuits d'été.
De 1842 à 1868, Hector Berlioz entreprend de grandes tournées en tant que chef d'orchestre à travers l'Europe : il parcourt l'Allemagne à maintes reprises, se rend en Angleterre, à Prague, à Budapest… A l'étranger, ses œuvres rencontrent un accueil plus favorable qu'en France et il connaît enfin le succès à Paris avec La Damnation de Faust, en 1846.
Ne parvenant pas à vivre de son art, il collabore avec de nombreux journaux en qualité de critique musical. Il est également théoricien de la musique et publie en 1843 son Grand Traité d'instrumentation.
Criblé de dettes, le compositeur part, en 1847, pour la Russie, et remporte de grands succès à Saint-Pétersbourg comme à Moscou. En 1849, il écrit son Te Deum. Liszt fait représenter Benvenuto Cellini à Weimar, en 1852, et cette fois, l'ouvrage remanié et abrégé est fort bien accueilli.
Suite à plusieurs attaques, Harriet Smithson, paralysée et aphasique, meurt le 3 mars 1854. Berlioz épouse alors la cantatrice Marie Recio, dont il partage la vie depuis longtemps déjà.
La première exécution de L'Enfance du Christ, en 1854, est un triomphe. Le Te Deum est joué à Saint-Eustache en 1855. Élu à l'Institut l'année suivante, Berlioz se tourne de nouveau vers l'opéra : en 1859, il achève Les Troyens et, en 1862, Béatrice et Bénédict, dont la première a lieu à Baden-Baden.
La mort de Marie Recio, en 1862, laisse le compositeur en proie au découragement et à la solitude, que seule l'amitié de Liszt rend moins amère.
Quelque temps après, il tombe à nouveau amoureux de son amour d'enfance, Estelle Fornier-Duboeuf, "la nymphe, l'hamadryade du mont Saint-Eynard, des vertes collines de Meylan" mais il se refuse à l'épouser.
En juin 1867, Berlioz apprend que son fils est mort de la fièvre jaune à La Havane. Il tombe malade et en juillet, brûle dans la cheminée du Conservatoire bon nombre de documents : photographies, lettres... A la fin de l'année, il entreprend un ultime voyage musical en Russie.
Le 8 mars 1869, Hector Berlioz meurt à son domicile parisien, âgé de 66 ans. Il repose au Cimetière Montmartre à Paris.

Igor Stravinski (1882 – 1971)


Igor Fiodorovitch Stravinski est né à Oranienbaum (aujourd'hui Lomonosov), une station balnéaire des bords de la Baltique, près de Saint-Pétersbourg, le 5 juin 1882. Il était le troisième fils de Fiodor Stravinski, une des principales basses du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg. Son éducation musicale débuta par des cours de piano à l'âge de dix ans. Ensuite, il étudia le droit à l'Université de Saint-Pétersbourg et la théorie de la musique avec Fiodor Akimenko et Vassili Kalafati. Le professeur qui eut une influence déterminante sur son avenir fut Nikolaï Rimski-Korsakov, auprès de qui il étudia de 1902 à 1908.
Bien que sa première composition parmi la plus importante fût la Symphonie en mi bémol, écrite en 1906 sous la tutelle de Rimski-Korsakov, ce fut L'Oiseau de feu, un ballet commandé par Serge Diaghilev et créé par sa compagnie des Ballets Russes à Paris en 1910, qui projeta Stravinski sur le devant de la scène musicale internationale. L'année suivante, il affermit sa réputation avec Petrouchka. Comme pour L'Oiseau de feu, cette œuvre est la transformation de quelque chose d'essentiellement russe en une pièce d'une surprenante modernité. Sa partition suivante -un troisième ballet commandé par Diaghilev- constitue un des points de repère majeurs de l'histoire de la musique : l'association du primitivisme mélodique et de la complexité rythmique dans Le Sacre du printemps marqua l'introduction du modernisme en musique. L'oeuvre fut accueillie avec un mélange d'étonnement et d'hostilité. Stravinski, alors résident en Suisse, se fit une réputation de compositeur le plus radical de son époque.
Des œuvres comme Le Rossignol (1914), Renard (1915), L'Histoire du soldat (1918), les Symphonies pour instruments à vent, deux ans plus tard, renforcèrent sa prédominance esthétique. L'atmosphère explicitement russe de sa musique -dans les Symphonies pour instruments à vent (1920), l'opéra-bouffe Mavra (1922) et Les Noces (1923)- fit place à un néoclassicisme plus raffiné qui commença avec le ballet Pulcinella (1920), pour lequel Stravinski revint à la musique de Pergolèse, qu'il transforma en quelque chose de complètement personnel.
Cette même année, 1920, Stravinski s'installa en France ; il obtiendra d'ailleurs la citoyenneté française en 1934. Ce faisant, il espérait reprendre le siège de Paul Dukas, récemment décédé, à l'Académie Française ; aussi vécut-il très mal l'élection de Florent Schmitt. Les liens entretenus avec son pays d'adoption se relâchèrent lorsque, à partir de novembre 1938, et en huit mois, il perdit sa fille Liudmilla, 29 ans, sa mère, puis son épouse (et cousine) Catherine Nossenko. Confronté, de surcroît, à l'imminence d'une guerre en Europe, Stravinski et sa future seconde femme,Vera Soudeïkine, émigrèrent aux Etats-Unis. Après une année passée sur la côte Est où il fut assistant à l'université d'Harvard, ils s'installèrent en Californie.
Pulcinella se révéla être la première de plusieurs œuvres à venir dans lesquelles Stravinski assujettit la musique du passé à ses propres intentions, comme dans le divertimento du Baiser de la fée et le ballet Apollon musagète, tous deux créés en 1928. Deux œuvres chorales et orchestrales -l'oratorio Oedipus Rex (1927) et la Symphonie de Psaumes (1930)- démontrent qu'il peut aussi travailler dans le registre de l'épopée. Ce fut peu de temps après qu'il s'attaqua à une œuvre purement orchestrale, la Symphonie en ut (1938) qui sera suivie par la Symphonie en trois mouvements. Avec Perséphone (1934), Jeu de cartes (1936) et Orpheus (1946), les séries de ballets se poursuivirent, généralement en collaboration avec George Balanchine. Le partenariat avec le chorégraphe russo-américain fut au XXème siècle aussi important que celui entre Piotr Ilitch Tchaïkovski et Marius Petipa au XIXème. La période néoclassique de Stravinski culmina en 1951 dans son opéra en trois actes, The Rake's Progress, sur un livret de W.H. Auden et Chester Kallman.
Une des volte-face stylistiques les plus inattendues en musique moderne eut lieu en 1957 avec le ballet Agon. Stravinski lui-même dirigeait l'orchestre pour son soixante quinzième anniversaire. Jusqu'ici, il avait ignoré le sérialisme de Schoenberg mais, en 1952, il commença à étudier intensément la musique de Webern et Agon fut la première œuvre où il embrassa de tout cœur le sérialisme, même si la musique qu'il composa fut totalement personnelle. En effet, elle avait une élégance formelle qui n'était pas sans rappeler sa période néoclassique. Les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont Threni, pour six voix soli, un chœur et un orchestre (1958), Le Déluge, une pièce musicale pour solistes, chœur et orchestre (1962), la « ballade sacrée » Abraham et Isaac (1963), Variations pour Orchestre (1964) et Cantiques de Requiem (1966).     
Stravinski fut un des premiers, parmi les compositeurs contemporains, à interpréter ses propres ouvrages, d'abord en tant que pianiste puis en tant que chef d'orchestre. Sa carrière de chef d'orchestre se poursuivit jusqu'en 1967, année où son âge avancé et la maladie le contraignirent à se retirer de la scène musicale. Il décéda le 6 avril 1971 à New York et son corps fut transporté à Venise pour être inhumé sur l'île de San Michele près de la tombe de Diaghilev.  

Johann Sebastian Bach
(Eisenach 1685 - Leipzig 1750)


Johann Sebastian Bach sut découvrir toutes les merveilles du monde musical pour les assimiler et en faire surgir un message neuf. Avec lui, la polyphonie occidentale a trouvé son parachèvement et la musique sacrée a atteint sa plus haute expression.
Une famille de musiciens
Bach descend d'une lignée de nombreuxmusiciens, qui sont tous organistes, clavecinistes ou violonistes. Fixés en Thuringe et en Saxe, ils se divisent en quatre branches : celles de Meiningen, d'Erfurt, de Franconie et d'Arnstadt. Dernier des huit enfants de Johann Ambrosius Bach (1645-1695), violoniste de la cour et de la ville d'Eisenach, et d'Elisabeth Lämmerhirt (1644-1694), Johann Sebastian est issu de la troisième de ces branches. Recueilli, à la mort de son père, par son frère aîné Johann Christoph (1671-1721), organiste et élève de Pachelbel, il suit des études musicales à Lüneburg.
À 15 ans, il y est admis dans la manécanterie de la Michaeliskirche, dont les choristes doivent être «nés de pauvres gens, sans aucune ressource, mais possédant une bonne voix». Il lit et copie beaucoup de musique. Il se familiarise avec la musique d'orgue et apprend à construire, à expertiser et à réparer lui-même les orgues, domaine où sa réputation dépassera bientôt celle de ses contemporains.
Le maître de l'orgue
Après quelques mois à Weimar, Bach est organiste à Arnstadt (1703-1706), puis à Mühlhausen (1707-1708). Revenu à la cour luthérienne de Weimar, il devient musicien de chambre et organiste. C'est là que sont nées beaucoup de ses grandes oeuvres pour orgue, des cantates et des pages pour clavier, dont certaines directement inspirées de modèles italiens (Vivaldi).
Maître de chapelle à la cour du prince Léopold d'Anhalt à Köthen (1717-1723), il y compose la plus grande partie de son oeuvre instrumentale. Il est influencé par Froberger, Frescobaldi, Pachelbel, Buxtehude, et par des compositeurs français et italiens, presque tous auteurs d'ouvrages pour clavier. Très vite, il s'affirme comme exécutant, à l'orgue surtout, et comme compositeur. Son style en témoigne, qui combine virtuosité et science.
C'est au cours de ces années que Bach épouse en premières noces sa cousine Maria Barbara Lämmerhirt (1707), dont il aura sept enfants et, en secondes noces, Anna Magdalena Wilcke (1721), qui lui en donnera treize.
Le cantor de Leipzig
En 1723, Bach devient cantor (maître de chapelle) de l'école Saint-Thomas de Leipzig, poste prestigieux qu'il occupera jusqu'à sa mort. Il y assure aussi bien les cours de latin que l'enseignement musical. Il est également responsable de la musique des trois églises principales de la ville et de celle des cérémonies officielles organisées par l'université ou le conseil municipal, dont il dépend. Dans un temps relativement court, il compose pour l'année liturgique cinq cycles d'environ 60 cantates chacun, dont seuls les trois premiers (1723-1727) ont pour l'essentiel survécu. En 1724 est entendue la première version de La Passion selon saint Jean et, en 1727, celle de La Passion selon saint Matthieu. L'Oratorio de Noël leur fera suite en 1734-1735. En 1733, il dédie à Frédéric-Auguste II le kyrie et le gloria de la future Messe en si mineur.
La quintessence de l'art contrapuntique
De 1729 à 1737, puis de 1739 à 1741 (ou 1744), Bach dirige les concerts du Collegium Musicum et leur fournit des concertos. Au cours de ses dernières années, il transcende le passé, donnant la quintessence de l'art contrapuntique avec L'Offrande musicale (résultat d'un séjour à la cour de Frédéric II à Potsdam, en 1747) et L'Art de la fugue (21 contrepoints et canons écrits en 1749-1750), complétant la Messe en si mineur et révisant des chorals pour orgue. Devenu aveugle, il recouvre soudain la vue dix jours avant sa mort.
Le dernier héritier de la polyphonie occidentale
Esprit européen, s'inspirant de la musique italienne et française, Bach compose une oeuvre qui parachève la longue tradition polyphonique remontant au Moyen Âge et à la Renaissance. Il mène également à terme le baroque musical, fondé sur la basse continue et le style concertant. Son originalité essentielle est de s'être trouvé à la croisée de ces deux chemins, d'en avoir réalisé au plus haut niveau une synthèse unique.
À la tradition allemande, il reprend notamment le choral luthérien, qui vivifie toute sa production, au centre de laquelle se trouve le genre de la cantate. De toutes les formes musicales de son temps, l'opéra est la seule qu'il n'ait pas abordée (mais de nombreux épisodes des cantates s'en rapprochent par l'esprit). Les autres, il les élargit considérablement, tant sur le plan structurel qu'expressif : ses oeuvres de musique religieuse, vocale ou instrumentale, valent par la science de l'architecture, l'audace du langage harmonique, la richesse de l'inspiration et la spiritualité qui s'en dégagent.
Un génie sans successeur et encore à découvrir
Bach n'aura pas d'héritier direct car, de son vivant déjà, la musique s'oriente dans une autre direction, vers un style nouveau dont les premiers grands représentants sont Haydn et Mozart. Il ne sombrera jamais dans l'oubli, mais les débuts de son immense gloire datent du début du XIXe siècle.
Malgré tous les ouvrages d'érudition consacrés à Bach, il reste des inconnues sur l'homme comme sur l'oeuvre. On découvre des partitions ignorées ; on discute de l'authenticité de certains concertos de clavecin ; on cherche à reconstituer La Passion selon saint Marc ; on croit savoir que certaines cantates pouvaient être jumelées, comme celles de L'Oratorio de Noël ; on se penche sur L'Art de la fugue pour savoir si un tel corpus était destiné ou non à des instruments.

Yumiko Takeshima
Costumes


Née à Asahikawa, Japon, elle a étudié à l'École de Ballet de San Francisco et a dansé avec l'Universal Ballet (Séoul, Corée), l'Alberta Ballet (Calgary, Canada), l'Eliot Feld Ballet (New York) et le Ballet national de Hollande.
Actuellement Danseuse Principale au Ballet du Semperoper de Dresde, elle a conçu les costumes des pièces suivantes de David Dawson : A Million Kisses to My Skin, Grey Area, 00:00, The Gentle Chapters, Reverence, Giselle, The World According to Us et Faun(e). Pour le Ballet du Semperoper, elle a créé les costumes de The Second Detail de William Forsythe et d'Apollon Musagète de Balanchine. Elle conçoit également des costumes pour Jorma Elo, Martin Lawrence, Darrel Toulon et Anna Lopez Ochoa.
En 2002, elle a fondé l'entreprise de vêtements de danse Yumiko qui, entre autres, a été le fournisseur officiel du film Black Swan.

Victoire Bunel
Mezzo-soprano


Reconnue pour sa grande musicalité et la richesse de son timbre, Victoire Bunel est reçue première nommée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP) en 2013 ; elle y étudie dans la classe de Valérie Guillorit.
Elle commence sa formation à l'âge de huit ans en étudiant le piano et en intégrant le Conservatoire Nadia et Lili Boulanger où elle passera deux ans aux côtés de Claire Marchand et Christine Morel. Sa sensibilité artistique sera en grande partie développée durant sa scolarité à la Maîtrise de Radio France où elle va recevoir une formation d'excellence sous la direction de Toni Ramon. Elle poursuit son cursus au Département supérieur pour jeunes chanteurs créé par Laurence Equilbey ; elle y recevra son Diplôme d'Études musicales à l'unanimité avec les félicitations du jury. Victoire Bunel obtient une Licence de musicologie à la Sorbonne en 2009.
La jeune mezzo-soprano s'intéresse à de nombreux répertoires : elle se produit en récital avec orchestre, par exemple, sous la direction d'Emmanuelle Haïm au Grand Salon des Invalides, mais aussi en récital de mélodies et lieder avec piano, notamment au Petit Palais à Paris, au Théâtre Impérial de Compiègne ou encore au Wigmore Hall à Londres. Elle a récemment été l'invitée de Gaëlle Le Gallic sur France Musique pour un récital avec sa pianiste Sarah Ristorcelli avec qui elle a remporté le Prix spécial de la meilleure interprétation des mélodies de Déodat de Séverac et Gabriel Fauré au VIIIe Concours international de mélodie française de Toulouse. Elle a participé aux Udo Reinemann International Masterclasses de Bruxelles où elle a, entre autres, pu travailler avec Anne Sofie von Otter, Julius Drake et Dietrich Henschel. En juillet 2016 et 2017, elle a participé au Kuhmo Chamber Music Festival (Finlande) pour une série de dix concerts comme mezzo-soprano solo.
Passionnée par le jeu d'acteur, Victoire Bunel se consacre aussi à l'opéra. En 2012, elle fait ses premiers pas sur scène lors d'une résidence à Royaumont dans le rôle d'Abel dans Caïn de Scarlatti avec Stéphane Fuget. On la retrouve ensuite dans l'Incoronazione di Poppea (Valetto) de Monteverdi, dans la production Les 10 minutes de Vincent Vittoz, dans l'opéra Les Joyeuses Commères de Windsor d'Otto Nicolaï (Miss Page), dans Pelléas et Mélisande de Debussy (Mélisande) au théâtre de l'Étoile du Nord à Paris, dans Faust (Martha) de Gounod à la Rudolf Steiner House, dans L'Opéra de Quat'sous (Jenny) de Kurt Weill au Shoreditch Town Hall de Londres ainsi que dans l'Orfeo (Speranza) de Monteverdi au Festival de Beaune.
Victoire Bunel bénéficie du soutien de la Fondation Meyer, de la Fondation d'entreprise Safran pour la musique, de la Tokyo Foundation et de la Fondation Accenture.

Jonas Vitaud
Piano

Né en 1980, Jonas Vitaud commence le piano à 6 ans et l'orgue à 11 ans. Formé par Brigitte Engerer, Jean Koerner et Christian Ivaldi, il obtient au Conservatoire National Supérieur de Paris quatre premiers prix (piano, musique de chambre, accompagnement au piano, harmonie).
Lauréat de plusieurs concours internationaux tant en qualité de soliste que de chambriste (Lyon, ARD de Munich, Trieste, concours Beethoven de Vienne), Jonas Vitaud se produit dans de prestigieux festivals : La Roque d'Anthéron, Lille Piano(s) Festival, Orangerie de Sceaux, Piano aux Jacobins, Pâques à Deauville, Folle Journée de Nantes, Festival de la Chaise-Dieu, Festival Chopin de Bagatelle, Richard Strauss Festival en Allemagne, Automne Musical de Caserta en Italie, iDans d'Istanbul, Summer Festival de Dubrovnik, French May à Hong Kong, Phillips Collection à Washington...
Il joue dans toute l'Europe mais aussi en Russie, Iran, Chine, Turquie, Japon, États-Unis…
Jonas Vitaud se produit avec des orchestres comme celui de Mulhouse, Toulouse (Orchestre du Capitole et Orchestre de Chambre), l'Orchestre des Pays de Savoie, l'Orchestre Philharmonique de Moravie, l'Orchestre de la Radio de Munich, l'Orchestre symphonique de la Radio de Prague…
Il réserve une place privilégiée à la musique de chambre et joue avec des artistes tels les sopranos Karine Deshayes, Sumi Hwang et Yumiko Tanimura, les violoncellistes Victor Julien-Laferrière et Christian-Pierre La Marca, l'altiste Adrien La Marca, les pianistes Adam Laloum et Bertrand Chamayou, le clarinettiste Raphaël Sévère, la violoniste Mi-Sa Yang, le Quatuor Zaïde…
Passionné par les musiques actuelles, Jonas Vitaud a travaillé avec des maîtres de la création comme Henri Dutilleux, Thierry Escaich, György Kurtag, Philippe Hersant, Yann Robin... Ces rencontres, notamment au festival Musique sur Ciel de Cordes, ont été une occasion de se confronter à la variété des courants musicaux actuels et de développer son imaginaire musical.
En 2018, pour le centenaire Debussy, Jonas Vitaud a sorti un double album avec le label Mirare dédié aux jeunes années du compositeur, une réalisation originale et ambitieuse présentant des aspects méconnus de l'univers debussyste. En mars 2016, Jonas Vitaud a enregistré un disque Tchaïkovski chez Mirare – Les Saisons et la Grande Sonate opus 37, disque qui a obtenu cinq  Diapason.
Son disque solo consacré à Henri Dutilleux et Franz Liszt chez NoMadMusic est couronné de succès et il reçoit le Grand Prix Soliste Instrumental de l'Académie Charles Cros (Choc Classica, 5 Diapason). Son premier disque solo consacré à Brahms a paru chez Orchid Classics, un album salué par la critique (Supersonic Pizzicato Award, 4 * BBC Music Magazine...).
Jonas Vitaud enseigne au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris depuis 2013. Il est professeur assistant dans la classe de piano de Marie-Josèphe Jude. Il est artiste associé à la Fondation Singer-Polignac (www.singer-polignac.org).

Fred Pommerehn
Lumières


Fred Pommerehn est né à Madison (Indiana, États-Unis). En 1986, après quatre ans d'études à la North Carolina School of the Arts, il obtient sa licence ès Beaux-arts. En 1987, il s'installe à Berlin où il vit toujours. De 1987 à 1990, il a travaillé comme assistant au Schiller Theater, Berlin.
Depuis 1990, il travaille en tant qu'artiste et designer indépendant en créant des installations, des installations scéniques, des décors, des lumières et des costumes pour des théâtres, des festivals, des événements, la danse, l'art dramatique, des productions musicales et des projets d'éducation culturelle. Il a travaillé dans toute l'Europe, en Asie et en Amérique du Nord.
Il a collaboré avec des artistes de toute l'Europe pour la conception et la réalisation d'événements, d'installations, de performances...

Catherine Voeffray
Costumes


Une fois terminée sa formation en stylisme à Zürich, Catherine Voeffray est engagée au Théâtre municipal de Berne où, en 1997, elle devient Chef costumière adjointe. Depuis 2001, elle travaille en freelance.
Parmi les costumes qu'elle a réalisés, l'on peut citer ceux de L'Enlèvement au sérail (2002), du Chevalier à la rose (2012) pour le Maggio Musicale Fiorentino et de Madame Butterfly pour le Teatro del Giglio à Lucca.
Pour le Théâtre municipal de Berne, elle crée les costumes pour des pièces de théâtre, des opéras et des productions chorégraphiques.
Martin Schläpfer fait appel à elle pour la conception des costumes de ses ballets au Théâtre national de Mainz et à l'Opéra de Düsseldorf.
Elle collabore régulièrement avec le chorégraphe Stijn Celis pour qui elle a créé les costumes de Cendrillon, Le Sacre du printemps, Petrouchka, Le Lac des cygnes, Les Liaisons dangereuses, Roméo et Juliette, Peer Gynt, La Belle au bois dormant, La Maison de Bernarda Alba, West Side Story, Pulcinella, Skulls and Bees, Sonata, Ondine, la Grande Messe en ut mineur de Mozart  pour le Théâtre national de Hesse à Wiesbaden, les Grands Ballets canadiens de Montréal, le Ballet Cullberg de Stockholm, l'Opéra de Göteborg, le Semperoper de Dresde, le Nederlands Dans Theater, le Théâtre de la Philharmonie d'Essen, l'Opéra de Stockholm, le Staatstheater de Saarbrücken…
Elle a réalisé les costumes de plusieurs ballets de Richard Wherlock et de Johan Inger.

David Dawson


Britannique, David Dawson est l'un des chorégraphes classiques les plus innovants. Il transforme le ballet classique en créant des œuvres « d'atmosphère, émotionnellement physiques, abstraites/narratives », saluées par la critique et le public, dans le monde entier. David Dawson a obtenu un Benois de la Danse en qualité de chorégraphe et a été nominé dans la catégorie «Meilleur chorégraphe classique» par le Cercle national des Critiques du Royaume Uni, pour The Grey Area ainsi que pour Faun(e). Il a créé Reverence pour le Ballet du Mariinski, pour lequel il a obtenu la plus haute distinction théâtrale en Russie, le Masque d'or, en qualité de « Meilleur Chorégraphe ». Il a reçu le Prix Choo San Goh pour The Gentle Chapters et a été nominé pour un Golden Swan Award pour Overture et 00:00.
Parmi ses pièces les plus importantes, citons Tristan + Isolde, Swan Lake, Giselle, Empire noir, The Human Seasons, The Little Prince, 00:00, Overture, day4, The Third Light, Morning Ground, The Disappeared, A Sweet Spell of Oblivion, On the Nature of Daylight, The World According to Us, Styx, dancingmadlybackwards, 5, Opus.11 et son très grand succès, timelapse/(Mnemosyne).
De 2004 à 2012, il est chorégraphe résident au Ballet national de Hollande, au Ballet du Semperoper de Dresde et au Royal Ballet de Flandre. Depuis 2015, il est artiste associé au Ballet national de Hollande. Ses œuvres sont au répertoire du Boston Ballet, du Ballet national de Marseille, du Ballet national de Hollande, du Ballet du Semperoper de Dresde, de l'English National Ballet, du Ballet national de Finlande, du Ballet national de Hongrie, du Ballet national de Norvège, du Mariinski de Saint-Pétersbourg, du Pacific Northwest Ballet (Seattle), du Ballet royal de Flandre, du Ballet royal de Nouvelle-Zélande, du Ballet royal de Suède, du Singapore Dance Theatre, du West Australian Ballet, de l'Aalto Ballet Theatre d'Essen, du Ballet de l'Opéra de Vienne, du Ballet du Capitole de Toulouse

Stijn Celis
Chorégraphe


Né en 1964 à Turnhout, Belgique, Stijn Celis a vécu une grande partie de son enfance au Congo. De retour en Belgique, il suit sa formation de danseur au Stedelijk Instituut voor Ballet à Anvers et est engagé en 1983 au Ballet Royal de Flandre. Grâce à une bourse, il rejoint en 1985 l'école de Martha Graham à Florence et rencontre personnellement la Grande Dame de la danse contemporaine. En 1986, il est engagé au Ballet de Zurich sous la direction d'Uwe Scholz. En 1987/88, il danse au Ballet de Berne avant de réintégrer le Ballet de Zurich. Entre 1990 et 1992, il est membre de Contemporary Dance Zurich. Il est ensuite engagé en 1992 au Ballet du Grand Théâtre de Genève sous la direction de Gradimir Pankov, où il crée sa première chorégraphie en 1993. En 1996/97, il rejoint le Ballet Cullberg à Stockholm.
À l'âge de 33 ans, Stijn Celis interrompt sa carrière de danseur et étudie la scénographie à la Hogeschool voor Dramatische Kunst à Anvers. Il travaille ensuite en tant que chorégraphe et scénographe freelance (particulièrement pour la chorégraphe Didy Veldmann). En faisant référence à sa pièce Quartett en 2001, le critique de renom Horst Koegler qualifie Stijn Celis de « nouveau chorégraphe prometteur le plus passionnant de la saison ». De 2004 à 2007, il est directeur de la danse au Théâtre de Berne. Il travaille ensuite en tant que chorégraphe freelance avant de prendre la direction de la compagnie du Théâtre national de la Sarre en 2014/15.
Parmi ses chorégraphies à succès, l'on peut citer Cendrillon, Noces, Le Lac des cygnes, Gefährliche Liebschaften, Le Sacre du Printemps, Your Passion is Pure Joy to Me, Roméo et Juliette…

John Neumeier


Depuis 1973, John Neumeier est le directeur et chorégraphe du Ballet de l'Opéra de Hambourg.
Né en 1942 à Milwaukee (Wisconsin, USA), il étudie la danse classique dans sa ville natale, avec Sybil Shearer (disciple de Doris Humphrey), puis à l'Université de Marquette (Wisconsin) où il obtient son diplôme de Bachelor en Arts, Littérature et Théâtre (Licence).
Passant par Copenhague, il travaille avec Vera Volkova et vient suivre les cours de la Royal Ballet School de Londres. C'est là que Marcia Haydée et Ray Barra le "découvrent" en 1963 et le recommandent à John Cranko, qui lui propose aussitôt un engagement au Ballet de Stuttgart, comme "premier danseur". Et c'est au sein de cette compagnie que John Neumeier va créer ses premières chorégraphies.
En 1969, Ulrich Erfurth appelle John Neumeier à la direction du Ballet de Francfort. Très vite, Neumeier s'y fait remarquer en remaniant Casse-Noisette et Roméo et Juliette (1971) ou encore Daphnis et Chloé (1972). Il y donne aussi sa version hallucinante du Sacre du printemps.
En 1973, il quitte Francfort pour Hambourg, à l'invitation d'August Everding. Sous la direction de John Neumeier, le Ballet de Hambourg prend une dimension internationale. John Neumeier se livre notamment à la "re-lecture" des grands ballets classiques : Illusions sur le Lac des cygnes (1976), La Belle au bois dormant (1978), Don Quichotte (1979), Petrouchka (1982), Giselle (1983). Il se passionne pour les sujets et personnages mythiques : La Dame aux camélias (1978), Vaslaw (1979), La Légende du Roi Arthur (1982), Un Tramway nommé désir (1984), Othello (1985), Peer Gynt (1989), Medea(1992), A Cinderella Story (1992), Ondine (1994), L'Odyssée (1995), Hamlet (1997)…
Mais ses engagements les plus profonds demeurent l'exploration de l'œuvre de Gustav Mahler (Troisième Symphonie, 1975 ; Quatrième Symphonie, 1977 ; Dixième Symphonie pour le Ballet du XXe siècle, 1978 ; Première Symphonie, 1980 ; Sixième Symphonie, 1984 ; Cinquième Symphonie, 1989 ; Neuvième Symphonie, 1994), la quête spirituelle avec Bach (Suite no 2, Suite no 3, La Passion selon Saint Matthieu, Magnificat), et Mozart (Fenster zu Mozart, Requiem).
Neumeier a été invité en tant que chorégraphe par de nombreuses compagnies en Europe (Royal Ballet de Londres, Royal Danish Ballet, Ballet de Stuttgart, Ballet du Théâtre Mariinski, Ballet du Théâtre Bolchoï, Ballet Stanislavski, Opéras de Vienne, Munich et Dresde, Ballet de l'Opéra national de Paris), en Amérique du Nord (American Ballet Theater de New York, San Francisco Ballet, Joffrey Ballet, Boston Ballet, Ballet national du Canada) et en Asie (Ballet de Tokyo, Ballet national de Chine).
John Neumeier, metteur en scène, a aussi monté Otello de Verdi à l'Opéra national de Bavière, ainsi que West Side Story et On the Town de Leonard Bernstein à l'Opéra de Hambourg. Depuis 1978, John Neumeier dirige l'École de danse qu'il a fondée à l'Opéra de Hambourg.
En 1983, John Neumeier a reçu le Dance Magazine Award. La cité de Hambourg lui a donné le titre de Docteur ès Arts en 1987, et l'Université de Milwaukee l'a nommé Docteur Honoris Causa. En 1988, Neumeier a obtenu à Essen le Prix allemand de la Danse, et en France, le Prix Diaghilev. Le Prix Benois de la Danse lui a été décerné à Moscou en 1992, et il a reçu, en 1994, la médaille d'honneur de la Ville de Tokyo et la médaille d'or Carina Ari de Suède.
Il est titulaire de l'Ordre du Mérite de l'Allemagne Fédérale, a été décoré de la croix de Chevalier du Danemark, et le Ministère Français de la Culture l'a fait Chevalier des Arts et Lettres.

Alexandre Riabko
Assistant de John Neumeier

Né à Kiev, Ukraine, il a été formé à l'école de ballet de Kiev auprès de Vladimir Densisenko. Après avoir été en finale du Prix de Lausanne, il poursuit ses études à l'Ecole de ballet de Hambourg avec Anatoli Nisnevich et Kevin Haigen.
Alexander Riabko est devenu membre du Hamburg Ballet en 1996 et a été promu soliste en 1999, puis danseur principal en 2001. Il a dansé des oeuvres de John Neumeier, Kevin Haigen, George Balanchine, Frederick Ashton, Jerome Robbins et John Cranko et son répertoire inclut, entre autres, Le Songe d'une nuit d'été, Casse-Noisette, Le Lac des Cygnes, Giselle, Sylvia, La Belle au bois dormant, Roméo et Juliette (rôle de Mercutio), Othello (Iago), La Bayadère, La Sylphide, Don Juan, Nijinski (rôle-titre). Il a été invité dans les compagnies de ballet de Dresde, Prague, Düsseldorf, Munich, dans de nombreuses compagnies en Italie, en Australie et a dansé dans des galas au Japon, à Taipei, à Vienne, à Monte-Carlo et à Londres.

Michel Kelemenis


Michel Kelemenis commence la danse à Marseille à l'âge de 17 ans. Dès 1983, il est interprète au sein du Centre Chorégraphique National de Montpellier auprès de Dominique Bagouet et écrit ses premières chorégraphies, dont Aventure coloniale avec Angelin Preljocaj en 1984. Lauréat de la Villa Médicis Hors-les-Murs en 1987, il fonde la même année Kelemenis&cie.
En 1991, il est lauréat de la Bourse Léonard de Vinci, et du Fonds japonais Uchida Shogakukin, et l'année suivante lauréat Beaumarchais pour la création de Cités citées. Son parcours est salué par 2 distinctions : il est nommé Chevalier dans l'Ordre National du Mérite en 2007 et promu Officier des Arts et des Lettres en 2013. Ses nombreuses pièces (plus de 60 dont une quarantaine pour sa compagnie) sont présentées à travers le monde. Amoureux du mouvement et des danseurs, de ces instants exceptionnels où le geste bascule dans le rôle, Michel Kelemenis articule ses créations autour de la recherche d'un équilibre entre abstraction et figuration. Pour son style personnel, qui allie finesse et performance, le chorégraphe est sollicité par les Ballets : de l'Opéra national de Paris, de Genève, du Rhin, du Nord ou le Ballet National de Marseille.
Il accorde à la musique contemporaine une place essentielle, notamment en sollicitant les œuvres originales des compositeurs Christian Zanési, Philippe Fénelon, Philippe Hersant, Yves Chauris, Gilles Grand.
À l'Opéra de Marseille, il met en scène en 2000 le drame lyrique et chorégraphique L'Atlantide de Henri Tomasi. Il participe aux créations du Festival d'Aix-en-Provence, en 2003 auprès de Klaus-Michaël Grüber et Pierre Boulez, et en 2004 auprès de Luc Bondy et William Christie.
En 2007, Michel Kelemenis s'essaie à la narration avec, notamment, des créations en direction du public jeune et la commande de Cendrillon par le Ballet du Grand Théâtre de Genève suivie en 2015 de La Barbe bleue pour sa compagnie.
Des missions régulières, portées par l'Institut Français à Cracovie, Kyoto, Johannesburg, Los Angeles, en Inde, en Corée et en Chine, naissent des projets de formation, de création et d'échange, de façon toujours bilatérale, avec des artistes d'expressions différentes et des compagnies étrangères. Une coopération ininterrompue avec l'Afrique du Sud depuis 1994 se prolonge encore aujourd'hui.
De nombreuses actions croisant création et pédagogie sont menées au sein de formations supérieures et professionnelles, à l'attention desquelles le chorégraphe élabore le Carrefour artistique BOUGE en 2016.
En octobre 2011, à l'initiative de Michel Kelemenis, KLAP Maison pour la danse, nouvel équipement de 2000 mètres carrés dédié à la création et à la culture chorégraphiques est inauguré. Aussitôt, KLAP amplifie les actions fondamentales de Kelemenis&cie autour du cœur battant de la création : soutien aux auteurs et aux compagnies, partage artistique éducatif, insertion professionnelle, coopération et culture chorégraphique.
L'acte de création s'épaissit de nouvelles formes pour intégrer de nouveaux champs : le territoire rural et extérieur, le Jeune public, la mise en perspective du répertoire et des spectacles pour les grands plateaux.
En 2017 Kelemenis&cie fête ses 30 ans de création.

Rebecca Gladstone
Assistante de David Dawson

Née à Sydney, Rebecca a fréquenté la Kim Walton School of Dance puis, la Marie Walton-Mahon Dance Academy. Après avoir participé aux Adeline Genée Awards à Londres, on lui a offert une place à l'Ecole de l'English National Ballet. Après avoir obtenu son diplôme, elle a rejoint le Ballet du Deutsche Oper Berlin, sous la direction de Peter Schaufuss. Elle a continué à danser dans cette compagnie sous les directions de Ray Barra, Richard Cragun et Sylviane Bayard et y est promue soliste.
En 2003, Rebecca rejoint le Staatsoper Ballet de Vienne sous la direction de Renato Zanella. En 2006, elle est invitée à intégrer le Dresden Semperoper Ballet sous la direction d'Aaron S. Watkin.
Tout au long de sa carrière, elle a interprété des rôles principaux et de soliste dans de nombreuses productions du répertoire classique et de chorégraphes renommés, tant classiques que contemporains. Elle a notamment travaillé avec Jiří Kylián, William Forsythe, Nacho Duato, John Neumeier, Heinz Spoerli, Sir Peter Wright, Angelin Preljocaj, Ronald Hynd, Youri Vamos, Glen Tetley, Marguerite Donlon, Johan Inger, Mauro Bigonzetti, Jo Stromgren, Goyo Montero et David Dawson.
En 2010, elle devient maître de ballet au Dresden Semperoper Ballet. Elle a également enseigné  au Saarländisches Staatstheater de Sarrebruck, à la Forsythe Company, au Ballet du Théâtre national am Gärtnerplatz (Munich), à la Jacopo Godani Dresden Frankfurt Dance Company, au Ballet national de Finlande et au Dance On Ensemble Berlin.
Rebecca a réglé divers ballets de David Dawson dans des compagnies du monde entier comme le Het National Ballet, le Pacific Northwest Ballet, le Tulsa Ballet, le Dresden Semperoper Ballet et le San Francisco Ballet.

Fabienne Duc
Costumes

Née en Suisse, Fabienne Duc suit des Études sociales et pédagogiques à Lausanne où elle crée et réalise ses premiers costumes dans le cadre d'un spectacle collectif. En 1986, elle signe les costumes pour une création de l'Atelier des Jeunes au Théâtre des Trois Petits Tours à Morges. Elle travaille sur différentes productions de l'Atelier Théâtral de Lausanne. Elle sera première habilleuse au Béjart Ballet Lausanne durant 2 ans avant de suivre des cours de stylisme à l'École Supérieure des Arts Appliqués de Genève où elle obtient, en 1996, le prix du Fonds de décoration de l'État de Genève, celui du meilleur travail de diplôme de la Swiss Fashion ainsi que le prix du Bon Génie. En 1997, elle participe à l'exposition  Jeunes créateurs de Suisse romande - La mode et les bijoux au Musée des Arts décoratifs de Lausanne.  Entre 1995 et 2000, elle signe et réalise les costumes pour des chorégraphies de Lucas Crandall, Serge Campardon, Claudio Bernardo, Marc Vanappelghem et Giorgio Mancini. Elle travaille également au Théâtre du Grütli de Genève où elle conçoit et réalise les costumes de La Ronde d'A.Schnitzler dans une mise en scène d'André Steiger.
Actuellement, elle dirige les Ateliers Costumes du Grand Théâtre de Genève.

Nino Pavlenichvili
Pianiste


Née à Tbilissi en Géorgie dans une famille de musiciens, Nino Pavlenichvili est diplômée du Conservatoire Supérieur de Musique de cette ville. Elle s'installe ensuite en France, où elle obtient un Certificat d'Aptitude d'Accompagnement et se consacre à la préparation de jeunes chanteurs au Conservatoire National de Région de Toulouse, puis au Centre de Formation d'Artistes Lyriques de Marseille (le CNIPAL).
Remarquée lors de ses prestations avec l'Orchestre du Capitole, elle est très vite invitée par les principales scènes lyriques françaises. Elle collabore régulièrement avec le festival d'Aix-en-Provence en tant que chef de chant pour des productions telles que La Passion de Pascal Dusapin avec l'ensemble vocal Musica 13, L'Infedeltà Delusa, Le Rossignol de Stravinski et Le Nez de Chostakovitch sous la direction de Kazushi Ono ou Carmen mis en scène par Dmitri Tcherniakov. Elle est également invitée pour des oeuvres exigentes : La Chartreuse de Parme et Les Caprices de Marianne d'Henri Sauguet et Elektra de Richard Strauss dirigé par Pinchas Steinberg à l'Opéra de Marseille, Ariane à Naxos à l'Opéra de Metz.
Spécialiste du répertoire russe, elle a assuré la préparation de Boris Godounov de Moussorgski au Teatro Massimo de Palerme aux côtés de George Pehlivanian et Ferruccio Furlanetto, Les Fiançailles au Couvent de Prokofiev sous la direction de Tugan Sokhiev au Théâtre du Capitole, Lady Macbeth de Chostakovitch au Théâtre San Carlo de Naples, L'Enchanteresse de Tchaïkovski dirigé par Daniele Rustioni à l'Opéra de Lyon, ainsi que plusieurs productions du Festival d'Aix-en-Provence : Eugène Onéguine, Iolanta de Tchaïkovski, Perséphone (sous la direction de Teodor Currentzis) et OEdipus Rex (sous la direction de Esa-Pekka Salonen) de Stravinski dans des mises en scène de Peter Sellars.
Ses qualités pianistiques l'amènent également à défendre des opéras contemporains tels que : Slutchaï d'Oscar Strasnoy au Grand Théâtre de Bordeaux, Coeur de chien d'Alexander Raskatov à l'Opéra de Lyon ou Colomba de Jean-Claude Petit à l'Opéra de Marseille.
Parmi ses prochains engagements, on peut citer, Le Démon de Rubinstein à l'Opéra de Bordeaux et la Dame de pique de Tchaïkovski au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles.
En dehors de l'Europe, elle est invitée régulièrement comme chef de chant par l'opéra de Santiago du Chili et depuis 2014 en Chine par l'opéra de Pékin pour Carmen dans mise en scène de Francesca Zambello, Samson et Dalila dirigé par Jean-Yves Ossonce et le Centre des Arts de Hong Kong pour Roméo et Juliette.
Depuis 2017, elle est invitée à donner des master-classes de chef de chant et piano au Conservatoire de Shanghaï et à Suzhou.
Nino Pavlenichvili se produit aussi très régulièrement en récital avec des chanteurs comme Vladimir Galouzine, Tamar Iveri, Béatrice Uria Monzon, Jean-Luc Viala, Catherine Dubosc ou Guy Flechter ainsi qu'à l'occasion de master class avec François Le Roux, Gabriel Bacquier, Yvonne Minton ou Mady Mesplé.
Depuis plusieurs années, elle est également engagée en tant que pianiste officielle de nombreux concours internationaux de chant à Toulouse, Reine Elisabeth à Bruxelles, Marseille ou Marmande.
En 2016, elle enregistre pour le label de la Folle Journée de Nantes, «Abenlied-Morgenlied» aux côtés du choeur de chambre Les Éléments, sous la direction de Joël Suhubiette.

Bert Dalhuysen
Lumières


Après des études à l'Académie de Photographie de La Haye, Bert Dalhuysen devient photographe et concepteur lumières indépendant. Puis, il accède à la direction des studios Arinde Visual Design (Amsterdam). En 1986, il intègre le service lumières du Muziektheater d'Amsterdam, dont il devient directeur-adjoint en 2001. Parallèlement, il est l'éclairagiste attitré du Ballet National de Hollande.
Aujourd'hui, il est éclairagiste indépendant et concepteur multimédia pour le ballet, l'opéra et le théâtre. Il collabore étroitement avec le chorégraphe David Dawson.