Biographies

Ariane et Barbe-bleue

 

Pascal Rophé
Direction musicale


Musicien novateur et passionné, Pascal Rophé est l'un des chefs d'orchestre français les plus recherchés. Il est directeur musical de l'Orchestre national des Pays de la Loire, et ce depuis la saison 2014/2015. Auparavant, il était directeur musical de l'Orchestre philharmonique royal de Liège. Second prix au Concours international de Besançon en 1998, il a beaucoup travaillé avec Pierre Boulez à l'Ensemble Intercontemporain. Il dirige régulièrement les orchestres de Radio-France, de la BBC, de la Suisse Romande, de la RAI Turin, le Symphonique d'Islande, l'Orchestre de la Radio Norvégienne, le Philharmonique de Monte-Carlo et l'Orchestre de la SWR. Fréquemment invité en Asie, il dirige l'Orchestre symphonique de la NHK, l'Orchestre symphonique de Singapour, les Orchestres philharmoniques de Séoul, de Taiwan et de Chine. Apprécié et reconnu dans le répertoire d'opéra, Pascal Rophé a dirigé Pélléas et Mélisande (Debussy) avec le Glyndebourne Touring Opera, Thaïs (Massenet) à l'Opéra de Rome,  Le Vaisseau fantôme (Wagner) et Dialogues des Carmélites (Poulenc) au Festival de Printemps de Budapest, Galilée de Michael Jarrell au Grand Théâtre de Genève, Médée de Michèle Reverdy à l'Opéra national de Lyon. En 2011, il a créé Akhmatova de Bruno Mantovani sur un livret de Christophe Ghristi, unanimement salué par la presse, à l'Opéra national de Paris. En 2018, Pascal Rophé enregistrera la musique de ballet de Mantovani avec l'Orchestre philharmonique de Monte Carlo, dirigera l'Orchestre philharmonique de l'Arctique en Norvège et l'Orchestre symphonique de la Radio Croate à Zagreb.
Pascal Rophé a une importante discographie primée et saluée par la presse avec, entre autres, les Orchestres de Radio-France, de la BBC, de la Suisse Romande...

 

Stefano Poda
Mise en scène, décors, costumes, lumières


Afin de donner à la représentation d'un ouvrage lyrique la rigoureuse unité esthétique et conceptuelle d'un théâtre fondé sur tous les arts, et pour assurer une perception intègre, plastique et riche en visions, Stefano Poda assume les fonctions de metteur en scène, de dessinateur de décors et de costumes, de créateur de lumières, ainsi que celle de chorégraphe.
Il a réalisé une centaine de spectacles dans le monde entier, au style marquant et tout de suite reconnaissable.
En 2014, Stefano Poda ouvre le 77e Festival du Maggio Musicale Fiorentino avec une nouvelle production de Tristan et Isolde de Richard Wagner, sous la direction musicale de Zubin Mehta. En 2015, il met en scène Faust (Gounod) au Teatro Regio de Turin (coproduction avec l'Israeli Opera de Tel-Aviv et l'Opéra de Lausanne, retransmis dans les salles du monde entier – DVD Unitel), Thaïs (Massenet) au Teatro Municipal de São Paulo, Otello (Verdi) à l'Opéra national de Budapest, Nabucco (Verdi) au Teatro Verdi de Trieste, Andrea Chénier (Giordano) à l'Opéra national de Corée du Sud. En 2016, ce sont Ariodante (Haendel) à l'Opéra de Lausanne, Élixir d'Amour (Donizetti) à Strasbourg pour l'Opéra national du Rhin, Titan, chorégraphie sur la Symphonie n°1 de Gustav Mahler pour la Compagnie nationale de Danse de São Paulo, Fosca de Carlos Gomes au Teatro Municipal de São Paulo, Le Trouvère (Verdi) à Cagliari. En 2017, il monte Boris Godounov (Moussorgski) à l'Opéra national de Corée du Sud, Lucia di Lammermoor (Donizetti) à l'Opéra de Lausanne. En 2018, il monte Turandot (Puccini) au Teatro Regio de Turin (DVD Unitel).
Parmi ses nombreuses productions, citons également Thaïs au Teatro Regio de Turin en 2008 (DVD édité par RAI/Arthaus), Falstaff  (Verdi) à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège en 2009, retransmis en direct dans 200 salles de cinéma (DVD RAI/Dynamic), Il concilio de' pianeti d'Albinoni, avec les Solisti Veneti de Padoue (DVD Unitel), La Force du destin  (Verdi), ouverture de la saison 2011 du Teatro Regio de Parme (DVD Unitel) et du Festival Verdi 2014, Leggenda de Solbiati, création mondiale au Teatro Regio de Turin et Festival MITO 2011, Il Trittico (Puccini) au Teatro Colón de Buenos Aires, Maria Stuarda (Donizetti) à l'Opéra de Graz (2011), reprise à l'ABAO de Bilbao en 2013, Le Trouvère (Verdi) qui ouvre le Festival 2012 (reprise : 2017) au Théâtre antique d'Herodes Atticus à Athènes ou encore Attila (Verdi) au Festival de Saint-Gall de 2013.


Paolo Giani Cei
Collaborateur artistique


Paolo Giani Cei née à Turin. Depuis 2008, il suit Stefano Poda sur toutes ses productions en qualité de collaborateur artistique, l'assistant à la fois pour la mise en scène, les décors, les costumes et les lumières, afin de donner la plus rigoureuse cohérence et unité artistique aux œuvres présentées.
Pour l'ouverture du 77e Festival du Mai musical de Florence, il est en charge de la dramaturgie de Tristan et Isolde de Wagner (dir. Zubin Mehta). En octobre 2014, au Teatro Verdi de Padoue, il réalise sa propre mise en scène de Madama Butterfly de Puccini. En janvier 2015, il reprend la production de Nabucco (Verdi) au Teatro Verdi de Trieste et, en décembre, 2015, il signe la mise en scène, les costumes et les lumières de La Traviata à Padoue, suivie en 2016 de la mise en scène décors costumes et lumières de La Voix humaine (Francis Poulenc) à Mexico. La même année, il signe la mise en scène, les décors, les costumes, les lumières et la dramaturgie d'une nouvelle production des Capulets et Montaigus (Bellini) au Castello Carrarese de Padoue (coproduction avec l'Opéra de Bassano).

Il signe également la dramaturgie de Titan, chorégraphie sur la musique de la Symphonie n°1 de Gustav Mahler pour le Balletto Nazionale di São Paulo. Il signe la dramaturgie de L'Elixir d'amour (Donizetti) à l'Opéra national du Rhin, de Fosca (Antonio Carlos Gomes) au Theatro Municipal de São Paulo et du Trouvère (Verdi) au Teatro Lirico de Cagliari. En 2017, il travaille sur Boris Godounov (Moussorgski) à l'Opéra national de Corée, Lucia di Lammermoor (Donizetti) pour l'Opéra de Lausanne, et Turandot (Puccini) au Teatro Regio de Turin (17-18). Il signe aussi en 2017 La Bohème (Puccini) et en 2018 La Cenerentola (Rossini) à Padoue (en coproduction avec le Teatro Sociale di Rovigo et le Festival de Bassano).

Parmi les autres productions marquantes auxquelles il a collaboré, signalons Il Concilio dei Pianeti (Albinoni) à Padoue en 2009, Falstaff à Liège en 2009 également (DVD RAI/Dynamic),  Hin und Zurück (Hindemith) / L'Heure espagnole à Ancône en 2010, Don Giovanni à l'Opéra de Palm Beach en 2010, Così fan tutte à Minorque en 2010, Rigoletto à Padoue en 2010 également ; en 2011, La Force du destin à Parme (DVD Unitel), Le Triptyque au Teatro Colon de Buenos Aires, Leggenda (Solbiati) à Turin et Lucia di Lammermoor à Padoue ; en 2012, Maria Stuarda à Graz, Tosca à Klagenfurt, Le Trouvère à l'Hérode Atticus d'Athènes, Nabucco en coproduction avec Trieste, Padoue, le Festival de Bassano et celui de Rovigo ; en 2013, Maria Stuarda à l'ABAO de Bilbao, Attila à Saint-Gall ; en 2013 Don Carlo, Theater Erfurt, Rigoletto à Padoue ; en 2014, Tristan et Isolde au Mai Musical de Florence, Tosca à Wuppertal, La Force du destin à Parme ; en 2015, Andrea Chénier à l'Opéra de Corée, Faust (coproduction avec l'Israeli Opera de Tel Aviv et Regio de Turin), Thaïs à São Paulo, Otello à Budapest ; en 2016, Ariodante et Faust à Lausanne etc.


Sophie Koch
Ariane


Issue du CNSM de Paris, Sophie Koch fait ses débuts en France, mais c'est à Londres et à Dresde qu'elle remporte ses premiers succès. Au Royal Opera House-Covent Garden de Londres, elle débute avec la Rosina du Barbier de Séville (Rossini), puis Dorabella dans Così fan tutte (Mozart). Au Semperoper de Dresde, elle est le Compositeur d'Ariane à Naxos (R. Strauss) sous la direction de Sir Colin Davis, puis elle est Zerlina à Munich dans Don Giovanni (Mozart) et Orfeo.
A Vienne, elle débute en Cherubino (Les Noces de Figaro, Mozart) et se voit proposer d'emblée Octavian du Chevalier à la Rose (R. Strauss), rôle emblématique de cette jeune carrière qui l'emmène partout dans le monde. Après Munich, Berlin, Milan, Vienne et Londres, Paris l'invite pour le Ring (Wagner) et Le Roi Arthus (Chausson). Elle parait régulièrement sur les plus grandes scènes lyriques du monde : Théâtre du Capitole de Toulouse, La Monnaie de Bruxelles, Teatro Real de Madrid, Opéras de Berlin, Zurich, Genève, le Festival de Salzbourg et toujours Londres, Dresde, Vienne et Chicago. En 2014, elle fait ses débuts au Metropolitan Opera dans une nouvelle production de Werther (Massenet).
Ayant imposé son Mozart et son Strauss sur les plus grandes scènes européennes, Sophie Koch se tourne vers le répertoire français et allemand (citons Mère Marie dans Dialogues des Carmélites de Poulenc, Venus dans Tannhäuser de Wagner, et sa participation à plusieurs cycles complets du Ring).
Dans les prochaines saisons, elle abordera Kundry (Parsifal de Wagner) et Gertrude (Hamlet d'Ambroise Thomas).
Sa carrière de récitaliste n'est pas moins exemplaire : elle s'est produite lors des Festivals de Salzbourg, Aix-en-Provence, Edimbourg et Verbier, au Musikverein de Vienne, à Paris, Londres, Francfort, Berlin, Luxembourg, Bruxelles, Madrid.
Le Semperoper de Dresde lui a décerné en 2001 le Prix Christel Goltz et elle reçoit du Wiener Staatsoper en 2016 le prestigieux titre d'Österreichische Kammersängerin.

 

Vincent le Texier
Barbe-Bleue


Après la création de Pelléas et Mélisande en concert à Moscou sous la direction de Manuel Rosenthal, une expérience marquera profondément Vincent le Texier : celle des Impressions de Pelléas de Peter Brook. Dès ce moment, il aborde un répertoire allant du baroque (Platée de Rameau) à la création contemporaine (Kagel, Constant, Aperghis, Saariaho, Rautavaara, Manoury, Fénelon, Testi, Dalbavie...) en passant par Mozart (Leporello dans Don Giovanni, Don Alfonso dans Così fan tutte), l'opéra du XIXe siècle (Le Barbier de Séville, Le Freischütz, La Damnation de Faust, Les Contes d'Hoffmann, La Bohème, La Vaisseau fantôme, Don Quichotte...) et du XXe siècle (Pelléas et Mélisande, Salomé, L'Amour des trois oranges, Wozzeck, Capriccio, Une Tragédie florentine, Le Nain, L'Affaire Makropoulos, Kat'a Kabanova, La Petite Renarde rusée, Peter Grimes ou encore Saint François d'Assise...).
Il est invité sur de nombreuses scènes (Opéras de Paris, de Lyon, de Bordeaux, Théâtre des Champs-Élysées, Cité de la Musique, Théâtre de La Monnaie, Opéras de San Francisco, Genève, Venise, Stuttgart, Cologne, Munich, Madrid, Bâle, Essen, São Paulo, Concertgebouw d'Amsterdam, Festival de Salzbourg, Scala de Milan…) et travaille avec des chefs prestigieux tels que Marc Minkowski, Kent Nagano, John Nelson, Marek Janowski, Emmanuel Krivine, Christoph Eschenbach, Daniel Kawka, Alain Altinoglu, Myung-Whun Chung, Riccardo Muti, Sylvain Cambreling, Christophe Rousset, Philippe Jordan, Stéphane Denève, Suzanna Mälkki, Charles Dutoit…
Ses talents de comédien en font un interprète apprécié de grands metteurs en scène (Bob Wilson, Georges Lavaudant, Robert Carsen, Yannis Kokkos, Laurent Pelly, Jérôme Savary, Krzysztof Warlikowski, Christophe Honoré…).
Plus récemment, il interprète le rôle du Père dans la création mondiale de Pinocchio de Boesmans au Festival d'Aix-en-Provence, spectacle repris au Théâtre de la Monnaie, à Dijon et à Bordeaux. En concert, il remporte un grand succès dans le rôle-titre de Saint François d'Assise lors de la création japonaise de l'œuvre de Messiaen au Suntory Hall de Tokyo : ces concerts sont élus meilleur événement de musique classique de l'année 2017 au Japon. Il interprète pour la première fois le rôle d'Arkel (Pelléas et Mélisande) à l'Opéra national du Rhin puis chante Basilio (Le Barbier de Séville) à l'Opéra de Saint-Étienne et Nick Shadow (The Rake's Progress) à l'Opéra de Nice.
Après le rôle de Barbe-Bleue (Ariane et Barbe Bleue de Dukas) ici même, il interprétera celui du Général Boum (La Grande Duchesse de Gérolstein) à l'Opéra de Cologne, Arkel à  Dijon et à Montpellier ainsi que le rôle-titre de Don Quichotte à Saint-Etienne. Il se produira également dans la création de L'Inondation de Francesco Filidei, mis en scène par Joël Pommerat, à l'Opéra Comique.
Au Théâtre du Capitole de Toulouse, il a participé à Œdipe d'Enesco (2008) et à la création mondiale des Pigeons d'argile de Philippe Hurel (2014).

 

Janina Baechle
La Nourrice


Régulièrement invitée sur toutes les plus grandes scènes du monde, la mezzo-soprano allemande Janina Baechle se produit avec autant de bonheur à l'opéra qu'au concert et en récital.
Parallèlement à ses études de chant à la Musikhochschule de Hambourg avec Gisela Litz, Janina Baechle a étudié la musicologie et l'histoire à l'Université de Hambourg. Après avoir été membre de l'Ensemble du Staatstheater de Braunschweig puis de celui de Hanovre, elle entre dans le prestigieux Ensemble du Staatsoper de Vienne, où elle reste jusqu'en 2010. Depuis lors, elle retourne fréquemment chanter dans son ancienne maison des rôles tels que Jezibaba (Rusalka), Brangäne (Tristan et Isolde), Fricka, Erda, et Waltraute (Le Ring des Nibelungen), Gertrud (Hänsel et Gretel) par exemple. En 2017, elle y a fait ses débuts en Filipjewna d'Eugène Onéguine, Geneviève dans Pelléas et Mélisande, Kabanicha dans Kat'a Kabanova ou encore Gaea de Daphne et Herodias dans Salome.
Outre le Staatsoper de Vienne, elle se produit régulièrement dans des institutions telles que le Gran Teatre del Liceu de Barcelone (Gaea, Brangäne), l'Opéra national de Bordeaux (Brangäne), le Semperoper de Dresde (Adelaide dans Arabella, Erda de L'Or du Rhin), au Staatsoper de Hambourg (La Nourrice dans La Femme sans ombre, Mrs Quickly dans Falstaff), à l'Opéra national de Lyon (Jezibaba), à la Scala de Milan (Annina du Chevalier à la Rose), au Bayerische Staatsoper de Munich (Jezibaba, Gertrud, Ortrud de Lohengrin), à l'Opéra national de Paris (rôle-titre d'Akhmatova de Bruno Mantovani, dont elle assure la création, ou encore Brangäne) ainsi qu'au Théâtre du Capitole (Brangäne, Mrs Quickly), l'Opéra de San Francisco (Fricka dans La Walkyrie), l'Opera de Toronto (Fricka), le Teatro Colòn de Buenos Aires (Ortrud) ainsi qu'au Festival d'Édimbourg (Al gran sole carico d'amore de Luigi Nono).
Cette saison, elle se produit dans Le Chevalier à la Rose avec l'Orchestre philharmonique d'Israël (dir. Zubin Mehta), fait ici ses débuts dans le rôle de La Nourrice dans Ariane et Barbe-Bleue et elle sera la saison Mme de Croissy dans Dialogues des Carmélites à Barcelone.
Côté concert, elle interprète régulièrement des œuvres comme la Symphonie n°8 de Gustav Mahler, les Wesendonck-Lieder de Wagner, Le Chant de la Terre et la Symphonie n°3 de Mahler, la Symphonie n°8 de Penderecki au Festival Enescu de Bucarest. Elle s'est ainsi produite avec des orchestres aussi divers et prestigieux que l'Orchestre de Dortmund, le Philharmonique de Dresde, les Orchestres de Munich, et de Stuttgart, le Philharmonique de Vienne, le Philharmonique de New York etc.
Elle se produira le mois prochain à la Halle aux Grains dans Le Chant de la Terre de Mahler, à Linz avec l'Orchestre Bruckner dans la Symphonie n°8 de Mahler et au Festival Enesco de Bucarest dans la Symphonie n°8 de Penderecki. Côté opéra, elle a des projets pour les saisons à venir avec le Semperoper de Dresde, l'Opéra national de lyon, le Liceu de Barcelone et le Théâtre du Capitole. Parmi ses prises de rôles à venir : Madame de Croissy dans Dialogues des Carmélites de Poulenc et Lola dans Irrelohe de Schreker.
On peut la retrouver en DVD et en CD, que ce soit dans le Ring de Wagner ou dans les mélodies de Fauré, de Liszt etc.

 

Eva Zaïcik
Sélizette


Élue « Révélation lyrique » des Victoires de la Musique Classique 2018 et lauréate cette même année de deux prestigieux concours (2e Prix du concours Reine Elisabeth de Belgique et 3e Prix du concours « Voix Nouvelles »), la mezzo-soprano Eva Zaïcik est une des artistes lyriques les plus en vue de sa génération. Auparavant nommée « Révélation Lyrique » de l'ADAMI 2016, la mezzo-soprano est très tôt remarquée pour son timbre mordoré, sa voix longue et sa présence scénique.
Membre du 8e édition du Jardin des Voix des Arts Florissants – William Christie, elle se voit rapidement offrir les rôles de Didon (Didon et Énée de Purcell) à l'Opéra de Rouen puis à l'Opéra Royal de Versailles, la Messaggiera (L'Orfeo de Monteverdi) à l'Opéra de Dijon, Lybie (Phaéton de Lully) à l'Opéra de Perm et à l'Opéra Royal de Versailles avec le Poème Harmonique, Caliste dans l'opéra-ballet Les Amants magnifiques de Lully en tournée française avec le Concert Spirituel, ou encore la 3e Dame (La Flûte enchantée) à l'Opéra de Limoges, Dijon et Caen avec les Talens Lyriques.
Sa saison 2018/2019 est prolifique, tant à l'opéra qu'au concert, ponctuée entre autre par une tournée française des lauréats « Voix Nouvelles 2018 », des concerts avec l'Orchestre des Pays de Savoie, Les Arts Florissants, l'Orchestre des Champs-Élysées, Insula Orchestra ou encore avec le Poème Harmonique et le Consort de Justin Taylor.

 

Marie-Laure Garnier
Ygraine


Nommée Révélation Classique ADAMI 2013, la soprano Marie-Laure Garnier débute son parcours artistique en Guyane puis au CRR de Paris. En 2009, elle intègre la classe de chant lyrique de Malcolm Walker au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. Après un brillant Prix de Chant, elle obtient un Diplôme d'Artiste Interprète ainsi qu'un Master de Musique de Chambre avec mention.
Marie-Laure Garnier est lauréate de plusieurs concours, notamment du Concours International de chant de Mâcon en 2014, de la Fondation Cziffra en 2015. Au Concours Nadia et Lili Boulanger 2017, la soprano remporte le Prix de la Mélodie Française aux côtés de la pianiste Célia Oneto Bensaid avec qui elle forme le Duo Nitescence. Elle a été nommée récemment « Jeune Talent d'Outremer 2018 » par le Réseau des Talents d'Outremer.
Cette artiste lyrique, prometteuse, se produit déjà sur des scènes prestigieuses telles que le Théâtre des Champs-Élysées, la Philharmonie de Paris, La Chaise Dieu, etc. À l'étranger, on l'entend au Palazzo Contarini Polignac à Venise, à l'Orangerie du Manoir de Skebo en Suède, à la SchumannHauss en Allemagne, ou encore au Théâtre du Bolchoï à Moscou.
A l'opéra, on la découvre dans des rôles hauts en couleurs tels que La Cantatrice dans Reigen de Boesmans, Tosca de Puccini, Gerhilde dans La Walkyrie de Wagner en février dernier.
Marie-Laure Garnier affectionne particulièrement le Lied et la Mélodie. Raconter, servir et incarner le mot, déployer une palette de couleurs. Autant d'attentions qui lui sont chères. Et c'est dans la musique contemporaine qu'elle surprend, créant des œuvres de Nicolas Bacri, Benoît Menut, Fabien Touchard, Camille Pépin et bien d'autres.
Très prochainement, on pourra entendre Marie-Laure Garnier en récital au Festival d'Anglet, au Festival Voix Romanes à Comps en juillet, au Festival des Pages Musicales de Lagrasse en septembre puis au Oxford Lieder Festival. En duo avec Célia Oneto Bensaid, elle participera à l'Académie d'Aix-en-Provence ainsi qu'à la 1e édition de l'Académie de Lied et Mélodie Orsay-Royaumont lors de la saison 2018-2019.
Marie-Laure Garnier bénéficie de la Bourse Jeunes Talents 2018 attribuée par la société Colas.

 

Andreea Soare
Mélisande


La soprano franco-roumaine Andreea Soare est diplômée en musicologie à l'Université de Strasbourg. Elle se perfectionne en chant au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. Elle a participé aux master-classes dirigées par Marc Minkowski, Jean-Philippe Lafont, Leontina Vaduva, June Anderson, Ann Murray, Natalie Dessay, Eva Podles, Maryse Castets, Jeff Cohen etc…
En 2011, elle est lauréate du Concours international de Chant de Clermont-Ferrand, obtient le Prix des « Amis du Festival d'Aix-en-Provence » et le Prix HSBC à l'Académie Européenne de Musique Mozart/Haendel.
En octobre 2011, elle entre à l'Atelier Lyrique de l'Opéra national de Paris, avec lequel elle chante les rôles de Donna Elvira (Don Giovanni), Female Chorus (Le Viol de Lucrèce), Maddalena (La Resurrezione), Sandrina (La Finta Giardiniera), Silvia (L'Isola disabitata) et Clarice (Il Mondo della luna). Elle participe à plusieurs concerts au Palais Garnier avec l'Orchestre de l'Opéra national de Paris et à l'Auditorium du Louvre.
En soliste, elle interprète Praxinoé (Louis Vierne) et La Damoiselle élue de Debussy pour « La Folle Journée de Nantes ». Elle donne un récital de mélodies à Tokyo et à Kanazawa avec Philippe Cassard au piano puis, avec l'Orchestre national de Varsovie, un récital d'airs d'opéras français.
Elle chante Les Quatre derniers Lieder de Richard Strauss à Clermont-Ferrand, The Fairy Queen de Purcell à Lausanne, le Stabat Mater de Poulenc au Festival de La Chaise-Dieu et la Messe du Couronnement de Mozart.
Elle obtient les Prix Lyriques du Cercle Carpeaux et de l'AROP en 2013. L'Opéra national de Paris l'engage pour La Cerisaie de Philippe Fénelon et Les Noces de Figaro puis elle interprète La Damoiselle élue de Debussy à l'Amphithéâtre Bastille, Enrichetta (Les Puritains) et la Première Dame (La Flûte enchantée) à l'Opéra Bastille.
En 2015 participe à un concert à la Cité de la Musique à Paris sous la direction de Francois-Xavier Roth, elle est Iphigénie (Iphigénie en Tauride), Fiordiligi (Così fan tutte) au Garsington Opera en Angleterre. Elle est invitée en décembre 2015 par l'Opéra national de Paris pour chanter Les Nuits d'été de Berlioz à l'amphithéâtre de l'Opéra Bastille. En 2016 elle est Fiordiligi (Così fan tutte) à l'Opéra national de Bucarest, la Comtesse Ceprano (Rigoletto) et la Gran Sacerdotessa (Aida) à l'Opéra national de Paris. En mars 2016, elle débute en Allemagne à l'Opéra de Cologne avec le rôle de Donna Elvira (Don Giovanni) sous la direction de François-Xavier Roth. En 2017, elle débute dans le rôle de la Comtesse Almaviva dans Les Noces de Figaro de Mozart à l'Opéra de Cologne, dans le rôle de Pamina dans La Flûte enchantée de Mozart à l'Opéra de Toulon, et elle a été la Première Dame dans La Flûte enchantée au Festival de Sanxay. Elle est également invitée au Carnegie Hall à New York pour un récital. Durant la saison 2017-2018, elle participe à la création du spectacle « Cachez la profondeur » au Théâtre de Compiègne, en collaboration avec le Festival d'Aix-en-Provence, est la Comtesse Almaviva dans Les Noces de Figaro à l'Opéra de Darmstadt. Elle participe également à une série de concerts en France avec le Trio Chausson, et elle est doublure d'Eurydice dans le ballet Orfeo et Eurydice (Gluck) de Pina Bausch à l'Opéra Garnier, et doublure de Teresa dans Benvenuto Cellini (Berlioz) à l'Opéra Bastille. Elle est invitée pour deux  récitals Strauss-Enescu (Les 4 derniers Lieder de Strauss) dans le cadre du Festival d'Aix-en-Provence et pour une série de récitals à Turin, Séoul, Paris, Angers etc...
Cette saison, elle se produit dans le rôle de la Première Nymphe dans Rusalka (Dvorak) à l'Opéra national de Paris...

 

Erminie Blondel
Bellangère


Après ses études au Conservatoire de Genève, un 1er Prix au CNR de Rueil-Malmaison, un Master 2 Art du Récital à la Sorbonne Nouvelle, la soprano Franco-américaine intègre le CNIPAL en 2009. Elle s'est produite notamment au Théâtre du Châtelet, Opéra-Comique, Opéras de Marseille, Nice, Toulon, Avignon, en Italie, en Allemagne, ainsi qu'au Victoria Hall de Genève où elle a chanté le Requiem de Mozart sous la direction de M. Corboz. Elle fait ses débuts au Capitole de Toulouse dans Ariane et Barbe-Bleue (Bellangère) de Dukas en 2019. A la Seine Musicale, elle chante Marguerite (Faust) en 2018 et Micaela (Carmen) en 2017 sous la direction d'A. Kouider. Elle a interprété Violetta (La Traviata) au Teatro della Concordia de Turin, puis en 2016 à Paris, Londres et Shanghai, Pamina (La Flûte Enchantée) à Gräfinthal ainsi qu'à Clermont-Ferrand en 2018, Juliette (Roméo et Juliette de Benda), La Voix Humaine de Poulenc et The Telephone de Menotti à Clermont-Ferrand, ainsi qu'à Pékin, Antonia (Les Contes d'Hoffmann) à Lucca, Livorno, Pisa et Novara, Konstanze (L'Enlèvement au Sérail), le rôle-titre de Manon de Massenet... Elle collabore régulièrement avec le Forum Voix Etouffées pour lequel elle enregistre un album de mélodies de Laks, Saguer, Ullmann, Kowalski et Weber en 2018. Parmi ses projets, La Nonne Sanglante de Gounod à Saint Etienne, Ariadne auf Naxos à Montpellier et ses débuts aux Chorégies d'Orange pour Musiques en Fête en 2019.

 

Dominique Sanda
Alladine

De son vrai nom Dominique Varaigne, l'actrice française Dominique Sanda joue son premier rôle dans un film de Robert Bresson : Une femme douce (1969). Peu après, elle part pour l'Italie, où elle joue dans Le Conformiste de Bernardo Bertolucci (1970), Le Jardin des Finzi-Contini de Vittorio De Sica (1971), Violence et passion de Luchino Visconti (1974), 1900 de Bertolucci (1976) aux côtés de Robert De Niro et Gérard Depardieu, Au-delà du bien et du mal (1977) de Liliana Cavani, film qui retrace la rencontre de Friedrich Nietzsche et Lou Andreas-Salomé que Dominique Sanda incarne... Pour L'Héritage, de Mauro Bolognini (1975), elle obtient le prix d'interprétation féminine en 1976 au Festival de Cannes.
Au cours des années 1970, elle joue dans plusieurs films américains comme Le Piège (1973) de John Huston avec Paul Newman et James Mason, L'Impossible objet de John Frankenheimer avec Alan Bates (1973 également), Les Survivants de la fin du monde de Jack Smight (1977) etc.
En France elle a joué dans Le Navire Night de Marguerite Duras (1977), Le Voyage en douce de Michel Deville (1979), Une Chambre en ville de Jacques Demy (1983) et Le Matelot 512 de René Allio (1984). Dans les années 1980, elle tourne sous la direction de Benoît Jacquot, notamment Les Ailes de la colombe (1981), Corps et Biens (1986) et Les Mendiants (1988).
Au tournant des années 1990, elle tourne pour la télévision plusieurs coproductions comme Un train pour Petrograd avec Ben Kingsley (1987), L'Achille Lauro avec Burt Lancaster (1989)...
Elle s'est également beaucoup produite au théâtre. Parmi ses rôles majeurs, on peut citer Un mari idéal d'Oscar Wilde, mis en scène par Adrian Brine, où Dominique Sanda interprète le rôle de Lady Chiltern (1995-1996).
Dans les années 90, elle commence aussi à jouer pour le cinéma sud-américain : Guerriers et captives (1990) ou Garage Olimpo (1999). C'est alors qu'elle décide de s'installer vivre à Faro José Ignacio, en Uruguay.
Après Valse d'amour de Dino Risi avec Vittorio Gassman (1992) et Les Enfants de la honte avec Ann-Margret (1994), Dominique Sanda fait une apparition remarquée dans Les Rivières pourpres de Mathieu Kassovitz (2000). En 2014, elle jouait dans Un Beau Dimanche de Nicole Garcia et dans Saint Laurent de Bertrand Bonello.
Côté musique, elle s'est produite dans Œdipus Rex de Stravinski au Théâtre du Châtelet dans la mise en scène de Bob Wilson (1996) et dans Jeanne au bûcher d'Honegger au Teatro Colón de Buenos Aires (2002).
Dominique Sanda est Commandeur des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d'honneur et Chevalier de l'Ordre national du Mérite.