Le Bus Figaro

Un Rossini de poche

 

Il Barbiere di Siviglia, créé au Teatro Argentina de Rome le 20 février 1816, a été composé en douze jours par un jeune homme de vingt-quatre ans ! Six-cents pages de partition écrites par Rossini comme en une décharge soudaine de surabondante énergie, et lancées dans le monde pour devenir l’un des opéras les plus réjouissants et les plus populaires du répertoire. Le compositeur et son librettiste, Cesare Sterbini, se sont basés sur l’extraordinaire comédie de Beaumarchais, Le Barbier de Séville, qui, depuis sa création à Paris en 1775, avait fait le tour de l’Europe. Lumières françaises et Bel Canto italien ont produit une merveilleuse alchimie d’esprit, d’insolence et de joie !

Pour pouvoir emporter ce chef-d’œuvre sous le bras et vous l’offrir d’écoles en écoles, nous avons voulu le plier dans un mouchoir de poche. Ce n’était pas une mince affaire : trois heures de musique, sept chanteurs, un grand orchestre, un chœur ! Alors nous avons bricolé avec bonheur : nous pouvions raconter l’histoire en une heure, avec les quatre personnages principaux et les plus belles pages de l’ouvrage, nous pouvions faire sonner tout l’orchestre grâce à la magie de l’accordéon, nous pouvions transformer un opera buffa entièrement chanté en italien en un opéra-comique où alternent en français le chant et les dialogues parlés.

Mais l’adaptation que j’ai proposée n’était qu’un canevas : la vraie magie commence grâce aux merveilleux artistes qui s’en sont emparés et lui ont donné vie et chair ; grâce à la grande et belle institution de l’Opéra national du Capitole, qui a mis son savoir-faire au service de notre théâtre de poche ; grâce à vous, enfin, qui partagerez les émotions de nos personnages, les rythmes de cette musique irrésistible, et pourrez emporter notre opéra miniature dans un coin de votre mémoire et de votre cœur.

Dorian Astor
Dramaturge

 

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Le bus Figaro 21/22

 

Opéra-comique en 7 scènes d’après Le Barbier de Séville de Gioachino Rossini (1816)

Gioachino Rossini Musique
Dorian Astor Conception, dialogues, dramaturgie
Frédérique Lombart Mise en scène
Hernán Peñuela Décors
Alice Thomas Costumes

 

Lucile Verbizier Rosine
Pierre-Emmanuel Roubet Le comte Almaviva
Fabrice Alibert Figaro
Laurent Labarbe Bartolo
Michel Glasko Accordéon

 

 

Chanter plus vite, vivre plus librement

 

Avec Le Barbier de Séville de Rossini, on ne peut s’empêcher de trépigner d’impatience, entre la retenue et l’éclat, le suspense et l’urgence, le calme et la tempête, on jubile, on chante et puis on chante plus vite, on bouge, on tourne, on s’arrête une seconde puis on repart, encore et encore, comme une suite de numéros artistiques, en un tourbillon ascendant pour que tout chante et tout s’enchante. Pour que tout soit en mouvements, en changements de décors, d’époques, de costumes, de péripéties en retournements de situation, d’imbroglio en situations confuses où se succèdent actions et contretemps qui font sans cesse rebondir l’intrigue. Dedans, dehors, devant la maison de Bartolo, comme à l’intérieur, ces deux espaces sont constamment reliés. On en rentre, on en sort, on en fait le tour.

Aucun des principaux personnages ne tient en place, et aucun ne tient sa place : le grand seigneur devient Lindor l’étudiant, lui-même successivement déguisé en soldat et en maître de musique. Rosine échappe à la tutelle de Bartolo et se retrouve comtesse avant que ce dernier n’ait eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait et enfin, Figaro est le meneur incontesté du jeu, avec une déconcertante autorité et cette « joyeuse colère » qui le tient contre tous les censeurs et leurs abus de pouvoir. Avec jubilation, il saisit l’occasion d’une revanche, menée tambour battant, avec une vitalité hors normes, attaché à rien d’autre qu’à sa liberté.

Ces déplacements dans l’espace ne symbolisent pas seulement le brouillage des conditions sociales, ils sont aussi révélateurs de la fougue qui anime les personnages. Le besoin d’émancipation, la volonté de vivre librement, dans des rapports humains plus authentiques, c’est aussi le cœur même des aspirations des personnages du Barbier de Séville, et de notre Bus Figaro.

Frédérique Lombart

 

 

Avec le soutien de :

               
      

Du 09 mai 2022 au 03 juin 2022


Samedi 7 mai, 18h

Avant première au Jardin Raymond VI dans le cadre des journées Tous à l'Opéra (ouvert à tous)


Du 9 mai au 3 juin 2022

Écoles et collèges de Toulouse-Métropole et du Gers


Samedi 14 mai, 18h

Pergain-Taillac (ouvert à tous)


Samedi 21 mai à, 18h
Saint-Clar (ouvert à tous)