Actualités

José Cura

La voix argentine

 

Le ténor argentin José Cura est non seulement un chanteur de renommée internationale, mais également compositeur, chef d’orchestre, metteur en scène et scénographe. L’homme qui s’est donné pour mission de toucher et d’éduquer par la musique frappe par son charisme, sa générosité, et une voix brillante qui se teinte aujourd’hui, avec la maturité, de couleurs plus sombres. Inoubliable dans les plus grands rôles du répertoire (Pagliacci, Samson et Dalila, Otello ou Tosca), il révèle aujourd’hui une facette moins connue de son talent, qui est aussi une part de son identité : la chanson argentine, dont certains exemplaires de sa propre composition. Un récital exceptionnel au Théâtre du Capitole le 17 février.

 

« En Argentine, une légende populaire prétend qu’Arthur Rubinstein – lors d’une conférence donnée à Buenos Aires il y a plusieurs décennies – aurait affirmé que Carlos Guastavino était “le Schubert argentin”. L’expression est devenue courante. J’ai eu beau faire des recherches, ces propos de Rubinstein ne sont pas attestés. Toutefois, lorsque j’ai donné mon premier récital de chansons de Guastavino, il y a des années à Vienne, j’ai évoqué à dessein cette comparaison, mais sans doute ma langue a-t-elle fourché un peu : sur la scène du Konzerthaus, j’ai en effet proclamé que Schubert était “le Guastavino autrichien”… Imaginez la tête du public viennois ! Je n’avais pas l’intention de blesserl’orgueil national, ni d’insulter la mémoire de Schubert – que j’aime passionnément, comme tout musicien sensé – mais plutôt d’éveiller la curiosité du public, de leur ouvrir l’oreille à la musique que nous allions interpréter, et peut-être de montrer que cette citation renversée contenait un peu de vérité. Ce programme présente des chansons d’un grand raffinement intellectuel ; tantôt douces, tantôt violentes ; tantôt tristes, tantôt drôles ; parfois mélancoliques, mais toujours extrêmement touchantes. Mon but est de faire connaître et de partager ce répertoire le plus largement possible, en un temps où nous avons désespérément besoin de musique vivante […] Avec deux magnifiques artistes, Katalin Csillagh au piano et Barbora Kubíková à la guitare, nous voulons présenter au public les chansons de Guastavino, mais aussi celles de Hilda Herrera, María Elena Walsh, Alberto Ginastera, Carlos Lopez Buchardo, et également quelques-unes de mon cru. Nous souhaitons contribuer un peu à ce que nous avons le plus besoin de nourrir aujourd’hui : l’espoir. »

 

Récital - Jeudi 17 février

Tarif unique : 20€

Voir le programme | Acheter des billets