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Théâtre du Capitole

L’histoire



Institution chère au coeur des Toulousains, le Théâtre du Capitole siège depuis trois siècles dans les murs de l’Hôtel de Ville. Derrière cette immuabilité se cache une réalité changeante.

L’ancêtre du Théâtre du Capitole était une modeste salle qui dépendait de l’Auberge du Logis de l’Écu, tout près de la Maison de Ville. L’endroit, nommé Comédie, n’était pas aménagé et, pour chaque représentation, on montait des tréteaux. C’est seulement en 1671 que la scène fut installée de façon permanente et que furent construites des loges pour les Capitouls.

1736 Les Capitouls décident de construire un théâtre digne de la ville, suivant les plans de Guillaume Cammas, peintre et architecte de l’Hôtel de Ville. La salle du jeu de spectacle, d’inspiration italienne, est livrée en mai 1737. Six cent soixante-sept personnes peuvent y prendre place et l’on joue tous les soirs. Si l’opéra comique remporte tous les suffrages, le grand opéra et la tragédie lyrique n’ont pas encore trouvé leur public. Quatorze ans plus tard, Cammas devait parachever son chef-d’oeuvre en élevant sur la place la façade du bâtiment complet. Rebaptisée Théâtre de la République après la Révolution, la salle est fermée en 1800 pour des raisons de sécurité.

1818 L’ancien bâtiment restauré ouvre le 1er octobre. La salle contient mille neuf cent cinquante places. Mais, malgré un coût élevé, elle ne donne pas satisfaction et, à peine achevée, elle est l’objet de travaux incessants. C’est cette salle qui pourtant abrita l’un des âges d’or du Capitole. En ces grandes années du Romantisme, Toulouse s’attira vite une réputation de capitale du bel canto. Les chanteurs, engagés pour la saison, devaient réussir la difficile mise à l’épreuve des fameux « Trois débuts » : ils devaient faire leurs preuves dans trois rôles différents en début de saison. Dans bien des cas, ils n’arrivaient pas au bout de leur première représentation.

1878 L’état déplorable de la salle contraint la municipalité à effectuer une rénovation de grande ampleur. Le théâtre ferme le 1er juin. La nouvelle salle à la décoration néobaroque est inaugurée le 1er octobre 1880. En cette période si faste de l’opéra, chaque année apporte son lot de nouveautés : les ouvrages de Verdi, Delibes, Bizet, Massenet, Gounod… La dernière décennie du siècle voit la fièvre wagnérienne s’emparer du Capitole.

1917 L’incendie tant redouté pendant tout le XIXe siècle survînt le 10 août. L’incendie du théâtre et la guerre changent définitivement les mentalités : l’esprit de troupe décline et la tradition des « Trois débuts » se perd.

1923 Un nouveau théâtre est reconstruit sur les ruines de l’ancien. Tenant compte des évolutions techniques, il s’inspire néanmoins d’un projet conçu trente ans auparavant. Le résultat s’avère un peu désuet.

1950 Tout un âge de l’opéra, à Toulouse comme dans l’Europe entière, a sombré avec la guerre. On se débarrasse de l’ancienne salle et on en bâtit une nouvelle, sobre et élégante. La modernisation du jeu d’orgue et des tableaux électriques qui donnent vie au plateau est à l’origine de l’ensemble de la réhabilitation.

1974 Vingt années ont suffit pour rendre la salle de 1950 obsolète. Les architectes Chiron et Rieu souhaitent faire du Capitole « un véritable lieu de l’art lyrique adapté à tous les répertoires et à tous les genres » mais, en raison de contraintes budgétaires, ils doivent revoir leurs ambitions à la baisse.

1996 C’est le retour d’un théâtre à l’italienne, alliant modernité et tradition : une véritable « maison de l’opéra ». L’opération est conduite par les architectes toulousains Yvonnick Corlouër et François Linarès, sous la direction de l’architecte des bâtiments civils et palais nationaux Jean-Loup Robert, et en équipe avec Richard Peduzzi, décorateur scénographe, alors directeur de la Villa Médicis. Le programme de rénovation intéresse principalement la salle et ses pourtours, la fosse d’orchestre et les espaces publics. Ce projet a demandé 16 mois de travaux.

2004 La dernière réfection de la cage de scène datant de 1974, ses équipements techniques ont subi une usure généralisée. Ils sont donc totalement modernisés afin de répondre aux normes de sécurité. Une machinerie motorisée remplace l’ancienne machinerie manuelle.

Informations

En raison du Marathon de Toulouse, l’accès au centre ville et à la Place du Capitole sera difficile le dimanche 26 octobre.
Retrouvez toutes les informations pratiques sur le site du Marathon de Toulouse.