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1er février 2016
Les Fêtes vénitiennes

Le Carnaval de Campra

Après les fastes de Lully, la cour de Louis XIV manquait d’un divertissement de qualité qui proposerait à la scène lyrique l’équivalent de la grande comédie de Molière. C’est le compositeur aixois André Campra qui, à la toute fin du XVIIe siècle, trouve avec génie la formule : ce sera l’opéra-ballet ! Œuvre de pur divertissement composée d’un prologue et de plusieurs « entrées » indépendantes les unes des autres, l’opéra-ballet propose un exotisme propice à la rêverie, à la sensualité, au rire aussi. Dans Les Fêtes vénitiennes, le fil rouge de toutes les histoires qui se succèdent est Venise, ville de la fête et de la liberté.


Le résumé
Prologue : Le Carnaval invite la foule à le suivre pour faire la fête. La Folie le rejoint avec sa suite de Plaisirs mais un rabat-joie surgit : la Raison, qui tente en vain d’imposer sa loi. Pour l’instant, c’est elle qui doit quitter Venise, laissant le champ libre à la Folie et au Carnaval.
Première entrée : Le Bal Le prince Alamir courtise Iphise mais se fait passer pour un simple valet, souhaitant ainsi mettre à l’épreuve l’amour de la jeune femme.
Deuxième entrée : Les Sérénades et les Joueurs Isabelle et Lucile se rencontrent. Toutes deux sont venues surprendre Léandre, leur amant infidèle, chacune le croyant avec l’autre.
Troisième entrée : L’Opéra Dans un théâtre où s’apprête un spectacle d’opéra, Damire, en costume de Borée, est résolu à enlever durant la représentation Léontine, une chanteuse qu’il adore.
Épilogue : Les fêtes vénitiennes sont terminées. À la lumière du jour, les excès du Carnaval cèdent de nouveau la place à la Raison.





photo © Vincent Pontet