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30 septembre 2014
Un Bal masqué



Keri Alkema, soprano


Vous avez commencé comme mezzo-soprano, n’est-ce pas ?

Quand j’ai débuté, je chantais en effet mezzo-soprano, mais j’étais irrémédiablement attirée par les grands rôles de mezzo verdiens, dont vous savez qu’ils peuvent être tenus par des sopranos dramatiques. J’ai aujourd’hui évolué vers ces genres d’emplois.

Que représente le rôle d’Amelia pour vous ?

Je suis tombée amoureuse de ce personnage après avoir vu une production du Bal masqué au Met. J’avais déjà écouté de nombreux enregistrements de cette oeuvre, j’en adorais la musique, mais il s’est vraiment passé quelque chose de spécial durant cette représentation. Je me revois en train de me tourner vers mon mari et lui dire : « Il faut absolument que je chante ce rôle ! » Amelia a plusieurs facettes : elle incarne la notion de devoir, de l’honneur, mais aussi l’amour sous toutes ses formes : amour physique, amour maternel… Or, comme vous le savez, la liste des grandes Amelia du passé est prestigieuse  : Callas, Nilsson, Price, Tebaldi, Caballé, Millo, Freni, Scotto… Je prends comme un honneur d’avoir l’opportunité de simplement pouvoir ouvrir cette partition et l’étudier !

Ce n’est pas votre premier Verdi ?

Amelia sera mon quatrième rôle de soprano chez Verdi, après Amelia de Simon Boccanegra, Elisabeth de Don Carlo et, le mois prochain, ma première Desdemona dans Otello. Ce sont des rôles qui correspondent exactement à mon type de voix. Tout ce que je souhaite, c’est pouvoir continuer à les chanter longtemps. Quant à mes autres projets dans cette tessiture, je peux vous annoncer que je ferai ma première Tosca et ma première Butterfly la saison prochaine. Je ne saurais vous cacher mon enthousiasme à incarner ces fabuleux personnages !





Vitaliy Bilyy, baryton


Vous êtes un habitué du répertoire verdien mais Renato sera une prise de rôle pour vous.

Renato sera mon huitième rôle chez Verdi, après des figures telles que Germont (La Traviata), le Comte di Luna (Le Trouvère), Posa (Don Carlo), Ezio (Attila), Miller (Luisa Miller) ou encore les rôles titres de Macbeth et Nabucco.

Ce nouveau rôle est-il une étape importante pour vous ?

Très importante : je considère en effet ce rôle comme un passage clé dans ma carrière ; c’est un des grands rôles de barytons dramatiques du répertoire, et c’est un personnage très complet – et complexe. Un ami, un confident, qui soudain voit son univers basculer à 180 degrés… Et se transforme luimême en ce qu’il pensait devoir combattre toute sa vie : le meurtrier de son ami Riccardo.

Vous êtes déjà venu au Théâtre du Capitole.

Oui, en effet : j’ai déjà interprété ici le Comte di Luna du Trouvère, et j’en garde un excellent souvenir, tant pour la qualité humaine dans le travail que pour le résultat artistique. C’est une opportunité que de revenir faire une prise de rôle dans ces conditions.




Propos recueillis par Jean-Jacques Groleau

Informations

NOTA BENE les horaires pour
Le Prophète,

au Théâtre du Capitole
les vendredi 23, mardi 27 et vendredi 30 juin à 19h30

les dimanches 25 juin et 2 juillet 2017 à 15h00