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26 février 2014
STÉPHANE DEGOUT


Récital
lundi 28 avril 2014 - 20h au Théâtre du Capitole

Le jeune baryton lyonnais Stéphane Degout a fait du chemin depuis ce pétulant Papageno qui le révélait, il y a plus de dix ans déjà, au Festival d’Aix en Provence. Après avoir rapidement gravi toutes les marches d’une carrière internationale, il a su s’imposer dans le cœur des mélomanes comme l’un des interprètes les plus intéressants de sa génération. Défenseur de la mélodie française comme du lied allemand, il n’hésite pas à nous proposer ici trois des plus grands chefs-d’œuvre du genre : le Dichterliebe de Schumann, l’Horizon chimérique de Fauré et ces trois Sonnets de Pétrarque que Liszt confiait également au piano seul pour ses Années de pèlerinage. Un récital à ne pas manquer.

Composé en 1840, le Dichterliebe est un peu au monde du lied ce que la Neuvième symphonie de Beethoven est au monde de l’orchestre. En seize miniatures, Schumann y donne voix aux poèmes de Heine dans une sensibilité romantique à fleur de peau mais toujours tendre et pudique. Ces amours du poètes, ombrageuses, fatales comme l’on s’en doute, nous font passer de la naissance de l’amour, des premiers espoirs, aux désillusions les plus amères. Mais Schumann ne cède jamais à la caricature : son trait est celui d’un homme lui-même fragile et blessé.

On se doute que la plume de Liszt sera plus flamboyante. Virtuose du piano adulé sur toutes les scènes européennes, brillant, échevelé – n’a-t-il pas enlevé la princesse Marie d’Agoult, alors mariée, pour aller vivre avec elle en Suisse ? – Liszt est allé puiser dans l’un des plus anciens poètes italiens, Pétrarque (1304-1374) les mots qui chantaient, six ans auparavant, ses propres tourments amoureux. Lignes grandioses, envolées nobles et puissantes, ces trois « sonnets » musicaux sont parmi les chefs-d’œuvre les plus aboutis du compositeur hongrois.

Quant à Fauré, inutile d’insister ici sur la délicatesse de son écriture musicale. Esprit classique épris de beauté et d’émotion pure, il a livré à la mélodie française l’un de ses sommets : L’Horizon chimérique concentre en moins de six minutes de musique la quintessence d’un univers sonore et esthétique à la fois riche et dépouillé. Le narrateur y parle de ses aspirations, de l’appel du large, des horizons lointains et inassouvis. Mélodies du désir et de l’inatteignable, lumineuses et mélancoliques, elles résument tout l’art de ce grand maître encore trop méconnu.

Informations

En raison du Marathon de Toulouse, ce dimanche 22 octobre, nous tenons à vous informer que l’accès au centre-ville et à la place du Capitole sera réduit.
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