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22 mai 2013
Oyster - Ballet

Entretiens avec Inbal Pinto et Avshalom Pollak, chorégraphes

J’ai lu que votre spectacle Oyster était un clin d’œil aux poèmes et dessins de Tim Burton, La Triste Fin du petit enfant Huître.

En réalité, Oyster ne s’inspire pas de cet ouvrage de Tim Burton. Je dois reconnaître que, Inbal et moi-même, avons commis une grosse erreur lorsque, dans une interview, nous avons dit avoir intitulé notre pièce Oyster d’après l’ouvrage de Tim Burton que nous venions de lire.

Nous n’avons voulu évoquer que le seul titre et non le contenu, mais les journalistes ont vite fait de s’emparer de cette information et de la déformer.

Je dois dire cependant que je n’ai aucun problème avec cela. Si certaines personnes veulent voir un lien entre notre spectacle et les poèmes de Burton, je suis d’accord. L’un des objectifs de la création artistique est de laisser aux gens la liberté d’esprit et d’âme.

Selon vous, comment définiriez-vous Oyster ? Est-ce de la danse, de la dansethéâtre, du cirque ?

Oyster, c’est tout cela et quelque chose en plus, un spectacle qui possède sa propre identité. Le mélange des ingrédients du spectacle crée le monde unique d’Oyster.

Oyster a obtenu un très grand succès partout où il a été donné. Pourquoi, d’après vous ?

C’est un mystère. Mais, il se peut que ce spectacle ait quelque chose en lui, la capacité à créer de l’imaginaire, un voyage émotionnel pour une grande variété de personnes, d’âges et de goûts totalement différents.

Il est de tous les temps et de tous les endroits, intemporel et ubique. Il est le point de rencontre parfait pour commencer une nouvelle aventure, se remémorer le passé, expérimenter quelque chose de nouveau ou juste voler avec les ailes du rêve.

Le monde dans lequel vous nous entraînez est un monde d’imagination et de magie. Quelles sont vos inspirations, vos sources ?

En fait, tout nous inspire. La vie réelle a beaucoup à offrir. Les gens avec lesquels nous travaillons, aussi. La musique, les couleurs, le comportement humain, la nature, les animaux, ou encore nos enfants.

La danse contemporaine israélienne est très réputée en Europe. Dans cette grande famille, où vous situez-vous ?

Nous sommes une identité dans une mer d’identités.

Oyster a été créé par vous deux, Inbal Pinto et Avshalom Pollak. Est-ce difficile de créer à deux ? Surtout lorsque l’on n’a pas la même formation artistique. Inbal Pinto, vous êtes issue de la danse alors que vous, Avshalom Pollak, venez du théâtre.

En effet, nous avons suivi des formations différentes mais tout se mélange dans nos créations communes. Il est très difficile de dire qui fait quoi, qui apporte quoi.

Nos couleurs se mélangent pour produire une création. D’ailleurs, le monde de la danse et celui du théâtre discutent aisément ensemble, s’ils se traitent bien réciproquement.

Inbal et moi avons la même vision des choses, des goûts identiques, une connaissance visuelle, une oreille musicale et la capacité de combiner tout cela dans notre travail.

Parfois, ce n’est pas facile de créer à deux, mais en trouvant des solutions, nous avançons, nous progressons. Nos créations grandissent.


Propos recueillis par Carole Teulet

Informations

NOTA BENE les horaires pour
Le Prophète,

au Théâtre du Capitole
les vendredi 23, mardi 27 et vendredi 30 juin à 19h30

les dimanches 25 juin et 2 juillet 2017 à 15h00